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CONSÉQUENCES DE LA CHALEUR CENTRALE

encore que des dépôts de coquilles et de madrépores aient pu être fondus, comme dans rexpérience de sir James Hall S et, perdant alors toute trace des êtres organisés dont ils provenaient, être convertis en marbre saccharoïde, ou même en carbonate de chaux transparent.

Ces cODsidérations tendent à nous faire voir que des dépôts arénacés ont pu prendre, en certains points, des caractères tout différents de ceux qu'ils présentent en d'autres, se durcir, se transformer en matières analogues à celles des roches produites par fusion ; elles nous font comprendre que des calcaires terreux et coquilliers peuvent se présenter à l'état de marbre dans certaines parties de leur étendue ; enfin elles peuvent nous rendre compte d'un grand nombre de faits qui se présentent au milieu des plus anciens dépôts de sédiments que nous pouvons reconnaître.

§ i 35. KlTet da reffroldlssemeiit Inférieur aetnel. — Remarquons maintenant que. tant que la croûte terrestre a été dans le cas de se refroidir successivement , les choses ont dû se passer à peu près comme nous l'avons indiqué § 4 34 ; mais , parvenue à l'état stationnaire que nous reconnaissons aujourd'hui, il ne peut plus en être de même puisqu'il n'y a plus qu'un refroidissement à peine sensible jusqu'à une grande profondeur'. Cependant, avec quelque lenteur que ce soit, il est clair que la masse intérieure en fusion doit se refroidir successivement, et que, par conséquent, il y a pour elle diminution de volume; il arrive donc que les choses se passent comme dans le cas de cristallisation de la matière à la surface, §431, que la croûte déjà consolidée reste plus grande que la masse pâteuse sur laquelle elle repose , et dès lors qu'elle tend de même à se plisser, à produire des rides nouvelles sur le globe. Ceci peut se faire pendant quelque temps d'une manière lente; mais, à de certains moments, l'effet ne peut manquer d'avoir lieu brusquement, et de là des catastrophes subites à la surface terrestre.

L'ensemble des observations, d'accord avec les considérations géométriques , nous montre que ces rides et ces dislocations se font suivant la direction d'un grand cercle de la sphère, et s'étendent sur la moitié de sa circonférence.

' Sir James Hall, chimisic écossais, mit de la craie en poudre dans un canon de fusil, la recouvrit de matières capables d'empêcher le dégagement de l'acide carbonique, et cbauffa au rouge blanc l'extrémité inférieure de son appareil. Il vit alors que la craie s'était fondue et convertie en marbre saccharoïde. Plusieurs chimistes ont répété la même expérience.

' Fourrier a fait voir qu'il faudra 30 mille ans pour que l'accroissement de chaleur intérieure ne soit plus que de ^ degré par 30 mêires.

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% 436. orlclne de» «onreMi elurades. — Les sources thermales à différents degrés , qu'on rencontre en tant de lieux sur la surface de la terre, aussi bien que les jets de vapeur, ou fumaroUes, §82, s'expliquent avec la plus grande facilité par cette tempéra- j ture propre et croissante du globe terrestre que nous avons reconnue, et par les fissures qui pénètrent jusqu'à une profondeur plus ou moins considérable. Les eaux arrivent alors à la surface avec la température qui correspond au point d'où elles proviennent , et l'on sait qu'il ne faut que 3 kilomètres de profondeur pour qu'elles soient bouillantes, ,^ 7. On conçoit aussi avec facilité comment, pendant les tremblements de terre, il peut apparaître de nouvelles sources chaudes dans une contrée , et comment celles qui existaient peuvent se perdre, § 32; il suffit, pour le premier cas, que quelques fissures établissent communication depuis la surface jusqu'à la profondeur convenable, et, pour le second, que la communication existante se trouve interceptée.

§ 437. .ancienne élévation de la température de llBurepe*

— Si la fluidité complète du globe a donné lieu à la forme ellipsoïde que nous connaissons, la chaleur qui s'est longtemps conservée, et qui se conserve encore au-dessous de la pellicule refroidie, a dû produire, et produit même aujourd'hui, un grand nombre d'autres phénomènes. La surface terrestre est parvenue sans doute depuis longtemps à un état de chaleur à peu près stationnaire , qui n'a pas varié depuis les temps historiques , et qui ne peut plus diminuer dans le cours d'un immense espace de temps que de^de degré, seule influence que la clialeur centrale puisse ajouter aujourd'hui à l'action solaire , suivant les calculs de Fourrier. Mais avant d'arriver à cet état, qui a probablement exigé des milliers d'années, la surface tern^stre a dû passer par tous les degrés de températurc pour arriver de l'état de fusion , où la matière se trouve encore au centre, au degré de refroidissement actuel; par conséquent, il fut un temps où elle avait une température propre capable d'effacer complètement la différence des climats, ou une atmosphère vaporeuse, § 140, qui, en annulant le rayonnement, diminuait la rigueur des hivers. Dès lors la végétation, la vie en général, pouvait être indifféremment entretenue à toutes les latitudes comme dans une serre chaude , ou comme sous un climat maritime , § 27. Il suit de là que les plantes et les animaux qu'on ne trouve aujourd'hui qu'entre les tropiques pouvaient alors vivre partout , et même vers les pôles , qui no [)ouvaient être encombrés par les glaces. Il ne serait donc point étonnant que nous trouvassions les restes de ces différents êtres ensevelis à peu près sur place , dans les contrées qui

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