‹ MinéralogieChapitre 115 sur 160 · AFFAISSEMENTS · texte numérisé non relu

AFFAISSEMENTS

S 452. coiMidérAtioDi» sénéraies. — Quelle que soit la hauteur à laquelle nous puissions reconnaître des dépôts fluviatiles, il n'y a rien qui doive nous étonner ; car nous concevons parfaitement qu'à diverses époques, il ait pu exister des lacs à tous les étages de nos continents , comme il s'en trouve encore aujourd'hui , et qu'après leur écoulement, les dépôts soient restés à sec sur le terrain. Mais nous trouvons aussi des dépôts marins à toutes les hauteurs, en couches épaisses très-étendues , et il n'est pas aussi facile de s'en rendre compte au premier moment. De tels dépôts n'ont pu évidemment se former que sous les eaux de la mer ; et puisqu'ils se trouvent à des milliers de mètres au-dessus de son niveau actuel, il faut admettre de deux choses l'une : ou que les mers ont été élevées à une certaine époque au-dessus de ces points, et pendant assez de temps pour y former des couches puissantes , bu bien que ces dé' pots, formés au-dessous du niveau actuel, ont été ensuite soulevés du fond des mers jusqu'à la hauteur où nous les trouvons aujourd'hui. Or, rien de ce que nous pouvons observer dans les phénomènes de l'époque actuelle ne nous autorise à penser que les mers aient pu se trouver autrefois à une pareille élévation pendant un temps suffisant pour y former des dépôts considérables , puisque leur niveau n'a pas changé depuis les temps historiques , § 34 * . Rien en-

* Nous faisons abstraction du déluge universel, qui est ind\<\ULéd^x\%\««.\\N\«^ saints comme une catastrophe de très-courte duTé«, c\ ^w e<>x\9>feoj\«ox vcv^îxsîî^s^*

core ne nou» conduit a comprendre ce qee le suq)lus des eaux auileSïUs du niveau actuel un volume beaucoup plus grand quecequi re^to au^ourd hui. . I2 . pourrait être devena. à moins d'admettre le Concours de la volonté liivine. qui des lors se serait plu, dans les temp> anciens, a faire ap[>araitre ou disparaître ces eaux un assez ^rand nombre de fois, et a interrompre même les lois de leuréqoilibre. En effet. tre?-s*juvent les déf^jts coquilliers qu'on aperçoit çà et la a une grande hauteur ne se retrouvent pas sur les sommets correspondants, et se présentent, au contraire, à peu de distance, avec tuus leurs caractères . à des milliers de mètres plus bas : (te lors il faudrait supposer que les eaux ont pu s'élever considérablement dans le premier de ces points, et rester basses dans l'autre, ce qui est absurde : ou bien admettre que les mêmes animaux pouvaient \ivre aussi bien ù la >urface des eaux qu'à d'immenses profondeurs, ce qui est contraire à toutes les observations. U ne nous reste donc de raisonnablement admissible que Tidée des soulèvements, idée appuyée du moins sur les faits positifs qui ont eu lieu de nos jouis, et qui . sans doute, ne sont pas les seuls qui se soient manifestés à la surface du globe. Si les soulèvements ont pu exercer subitement leur action sur deux cents lieues de eûtes au Chili, g 32, en s'éfeodant au large jusqu'aux îles Juan-Fernandez. s'ils se font avec lenteur dans tout le golfe de Bothnie, dans la Suède et dans la Finlande, g 35. sur une surface qui n'est pas moins étendue, nous comprenons que de vastes contrées aient pu être également soulevées partout ailleurs et dans tous les temps. L'énorme masse liquétiée qui forme l'inleritur du giol-e, o^cillantd'un côté ou de l'autre sous sa niince ecoice. ^ S. a pu la bosseler dans tous les sens, et il n'enfautpas davantage pojr pousser des continents hors des mers et en varier le faible relief de toutes les manières, ^ M. Et qu'on ne s'effraye pas de ce que de tels effets paraissent avoir de gigantesque; c'est parce que nujs les comparons à notre faiblesse que nous les jugeons ainsi, car ils ne sont rien relativement au globe lui-même. Que sont donc les 7S2I mètres de hauteur de l'Himalaya, la plus haute montacne connue, et les HOOO mi'tres de profondeur fournis par les plu* forts sond:î.:os au milieu des mers, ,^ 12, relativement à plus de

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