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ANCIENS EFFETS DE SOULÈVEMENTS OU D*AFFAISSEIIENTS

Nous trouvons sur une plus petite échelle beaucoup d'autres effets qui ne peuvent guère s'expliquer aussi que par des effondrements : tel est, par exemple, le cas du val del Bove, sur la pente orientale de TEtna. Cette vaste excavation, page 37, offre tous les caractères d'un cratère de soulèvement , tant par Tinclinaison des nappes de laves anciennes qu'elle présente, que par les crevasses qui découpent ses bords , surtout à la partie inférieure ; mais son étendue amène naturellement la question de savoir ce que sont devenues les matières qui en occupaient le centre. Or, ici comme en beaucoup d'autres lieux , on ne peut s'en rendre convenablement raison que par un effondrement, § 52 , qu'on peut même motiver sur quelques témoins encore saillants au milieu des remblais qui se sont formés plus tard. Une circonstance tout à fait analogue se présente dans le val Taoro, décrit par M. de Buch , et qui se trouve placé au pied du pic de Ténériffe, comme le val del Bove l'est au pied de l'Etna.

§ 163. Cra*èrc«-i««i. — C'est à des effondrements qu'on peut rapporter la formation de certains lacs profonds, et en forme d'entonnoir, dans lesquels on voit moins le caractère des cratères de soulèvement, que celui des fontis qui se forment au milieu des terrains meubles placés au-dessus de quelque excavation. Tels sont le lac Paverij au pied des masses trachy tiques du Mont-Dore, en Auvergne ; plusieurs lacs des Vosges, au milieu des granités et des porphyres; enfin les lacs qui couvrent le plateau de l'Eiffel, et qu'on a désignés fréquemment sous le nom de cratères -lacs. Ces derniers ont cela de particulier qu'ils se sont formés à fleur du sol au milieu des terrains schisteux dont les couches sont restées en place , ou plutôt même se sont quelquefois affaissées vers le centre de la cavité. On ne peut évidemment expliquer ces dispositions par« ticulières que par des effondrements, qui ont même quelquefois communiqué assez profondément à l'intérieur de la terre pour donner passage à des scories. On en trouve en effet d'éparses sur les bords de plusieurs de ces ouvertures et jusqu'à des distances plus ou moins grandes : c'est ce qu'on voit autour de plusieurs des cratères de l'Eiffel , creusés au milieu des schistes ; autour du Gouhr de Tazana, creusé au milieu des granités, sur les confins de l'Auvergne et du Bourbonnais, etc.

Quelque étonnants que puissent paraître ces effondrements , ils n'ont rien de plus extraordinaire que ceux qui se sont formés pendant les tremblements de terre de la Calabre, § 30, que ceux qui ont eu lieu à Saint-Michel des Açores, à l'ancienne Césarée de Cappadoce en 4S35, § 53, que tous ceux du même genre qu'on trouve dans les chroniques diverses. Les affaissements du pic des Mf^\>\-

qucs, du Carguaraizo, du Papandayan, etc., nous montrent assez ce qui peut arriver dans le cours naturel des choses pour faire comprendre les effets qui peuvent avoir été produits dans les différentes phases de notre planète.

§ 464. Restes d'anciens continents. — Remarquons encore que si un grand nombre d'iles, dans les mers du Sud, paraissent dues à des rescifs madréporiques , § 420, que des soulèvements ont portés ensuite à une hauteur plus ou moins considérable au-dessus des mers § 4 23, il en est d'autres qu'on est tenté de considérer comme des restes d'anciens continents, dont la plus grande partie se serait affaissée sous les eaux. Ce sont celles où vivent aujourd'hui cantonnés un certain nombre d'animaux particuliers qu'on ne retrouve pas ailleurs, et qu'on ne sait dès lors d'où faire venir en admettant des soulèvements, ni comment faire passer d'une Ile dans l'autre lorsqu'ils sont communs à plusieurs. L'hypothèse d'affaissement laisse peut-être moins de difficultés, car ces êtres spéciaux seraient alors les restes de la faune qui existait sur ces continents avant qu'ils fussent en partie détruits. Cette manière de voir, qui est admise aujourd'hui par plusieurs naturalistes, n'a rien de contraire aux observations géologiques, et pourrait même s'appuyer sur beaucoup d'entre elles; mais il reste à connaître comment elle s'accorde avec les faits locaux , et c'est aux observations futures à nous l'apprendre.

REDRESSEMENTS ET DISLOCATIONS ATTRIBUABLES A d'anCIENS

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