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DÉPÔTS ANCIENS ATTRIBUABLES A L' ACTION VOLCANIQUE

§ 494. Ces différents caractères ne peuvent laisser aucun doute sur l'origine des terrains trachy tiques; certaines variétés des roches qu'ils renferment ressemblent complètement aux trachytes de Santorin, de Ternate, des coulées de Java, § 74 ; les matières vitreuses rappellent celles du pic de Ténériffe, § 68, des volcans trachytiques des Andes, etc. L'abondance des matières ponceuses autour de certains groupes, quelquefois à de très-grandes distances, et renfermant des coquilles marines et autres débris organiques, rappelle inévitablement les éruptions de ponces si souvent remarquées dans les volcans sous-marins, aussi bien que celles des îles de Saint- Georges, § 39, de Sumbawa, etc.

Dans les vallées et les escarpements que présentent toutes ces buttes accolées les unes aux autres, on rencontre fréquemment des filons également trachytiques qui expliquent suffisamment comment toutes ces matières ont pu parvenir au jour. Quelques-uns présentent de grands afileurcments que Ton peut suivre à la surl'ace du sol ; d'autres, après s'être élevés Verticalement, se terminent par une pointe effilée dans la roche même qu'ils parcourent. Un assez grand nombre aboutissent à des nappes plus ou moins étendues, à des buttes isolées, à des amas particuliers au milieu de quelque autre dépôt; c'est ainsi que, dans le Cantal, certains filons qui traversent les dépôts d'agrégation s'épanouissent en nappes audessus d'eux, ou en amas dans leur intérieur, et que des filons de phonolithes aboutissent à des buttes isolées de ces matières, souvent composées de prismes comme les buttes basaltiques.

Ces filons expliquent évidemment l'origine des nappes de trachytes , qui se présentent si souvent dans les groupes de cette formation, et sans qu'on puisse y reconnaître aucun point d'éruption. L'uniformité d'épaisseur de ces nappes, leur nature souvent cristalline et porphyrique, qui annoncent un certain degré de fluidité et un refroidissement lent, indiquent qu'elles ont dû se former horizontalement, § 67 à 69 ; mais comme on les trouve fréquemment inclinées, il est évident qu'elles ont dû subir après coup des relèvements plus ou moins considérables : c'est ce que tout indique dans les monts Dore, dans le Cantal et au Mézenc, où l'on reconnaît les traces des soulèvements généraux , et celles des soulèvements partiels qui ont affecté quelques groupes.»

§ 495. Détails sur quelques groupes trachytiques. — Le terrain trachytique est caractérisé dans le nord de l'Auvergne, près de Clermont, par la domite, qui constitue le Puy-de-Dôme et plusieurs buttes voisines. La matière est blanchâtre, jaunâtre, i^risâtre ou rougeâtre, en général assez solide, quoique poreuse, légère et

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quelquefois terreuse. Elle est quelquefois pénétrée de chlore, ce qui rappelle les gaz que renferment les laves modernes à leur sortie des volcans, § 80. Rien n'indique ici comment ces dômes ont été produits; mais comme la même matière se trouve en filons dans les monts Dore et le Cantal, où elle vient quelquefois aboutir à de légères buttes, il est à présumer qu'elle s'est fait jour en divers points sur la direction d'une fente, et s'est amoncelée sur l'ouverture môme qui lui donnait passage.

Dans les monts Dore et dans le Cantal, le terrain est beaucoup plus compliqué ; le trachyte y présente un grand nombre d'espèces : granitoïde, amphibolique, porphyrique, avec toutes les moîdifications possibles dans la quantité et la disposition des parties, et par le plus ou moins de porosité : elles forment tantôt des montagnes isolées, tantôt des nappes particulières et même des espèces de coulées. Les déjections ponceuses, scoriacées, pulvérulentes y sont très-abondantes. Les matières vitreuses s'y présentent quelquefois, mais en petite quantité, soit en espèces d'amas en relation avec des ponces, comme dans les monts Dore ; soit en filons, comme dans le Cantal. Les phonolites semblent être les matières les plus récentes du terrain ; elles reposent jusque sur les dépôts pulvérulents de ponces remaniés par les eaux, § 493, et les traversent même sous forme de filons. Aux monts Dore, elles se trouvent à l'extérieur du groupe, où elles se rattachent à un soulèvement particulier; au Cantal, elles se montrent en filons assez nombreux dans toutes les parties de ces montagnes, ou bien en buttes dans le cratère de soulèvement qui se trouve au centre.

Le Mézenc et le Mégal sont remarquables, d'un côté, par l'absence des matières ponceuses ou scorifiées et des dépôts sédimentaires ; de l'autre, par la liaison intime des trachytes, le plus souvent compactes ou porphyriques , avec les phonolithes qui s'y mélangent de toutes les manières. Ces dernières sont cependant en général les roches dominantes, celles qui donnent à la contrée sa physionomie particulière, assemblage de pics et de plateaux.

I 4 96. On voit que les groupes trachytiques sont extrêmement variables quant aux roches qu'ils présentent. En France, les roches vitreuses sont peu développées ; au contraire, on reconnaît qu'elles sont très-abondantes dans certaines parties des groupes de la Hongrie, dans les îles de Lipari, aux Canaries, dans certaines parties du Mexique. Le caractère le plus général est l'indépendance des diverses variétés, qui le plus souvent constituent chacune une butte à part, ou qui forment des nappes particulières provenant probablement de quelques filons. Les phonolites véritables, attaquables

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par les acides, sont des roches assez rares qui semblent avoir préludé aux basaltes qui , comme elles, sont indépendants des vrais trachytes, et se trouvent rejetés à l'extérieur quand ils sont en relation avec les groupes trachytiques. Il y a en Allemagne et en Ecosse des phonolites qui sont liées au basalte sans indice de terrain trachytique proprement dit.

Certains volcans actifs sont ouverts dans le trachy te , comme au Mexique, qui offre des dômes trachytiques crevés à leurs sommets et qui ont rejeté des obsidiennes; comme aussi à Ténériffe, à Java, à Sumbawa, etc. Mais en Europe il n'existe aucune trace de cet ordre de choses : seulement au pied des dômes de Clermont, nous trouvons quelques explosions de scories à travers le trachyte, et en même temps nous remarquons que les cônes volcaniques se trouvent sur la'grande ligne de dislocation suivie par les trachytes aussi bien que par les basaltes, et qui avait été préparée par d'autres grands événements, § 347.

§ 497. Dlorlte, roehes trappéeunes ^ amygdaloldes , ete. — Rien de plus analogue au basalte que certaines roches noires dont les unes, d'après les nombreux passages qu'elles offrent à des dépôts où les éléments sont distincts, doivent être des mélanges d'albite et d'amphibole, et dont les autres sont de nature inconnue ou du moins assez douteuse. Les premières sont celles qu'on a désignées en France sous le nom de diorite, et qu'on connaît en Allemagne sous le nom de grunstein. Les autres sont connues depuis longtemps sous la dénomination de ^app, qu'on admet encore, vu l'impossibilité oiî l'on est de se prononcer définitivement sur leur nature, § 342 fe. Ces roches ont des relations, tant par leurs positions dans certaines localités que par leur passage minéralogique, avec certaines matières désignées sous le nom d'amygdaloïdes, à cause des noyaux de diverses substances qu'elles renferment, et qui sont connues en Angleterre sous le nom de toadstone et de winstone, dont souvent la nature n'est pas mieux connue.

On a longtemps attribué à ces roches une origine aqueuse; d'un côté, parce qu'on ne trouve jamais au milieu d'elles , ni dans leur voisinage, aucun de ces accidents auxquels on s'est particulièrement attaché pour en conclure une origine ignée, c'est-à-dire ces scorifications de la roche , ces amas de scories que nous avons vus auprès des basaltes et des trachytes ; de l'autre, parce qu'elles se lient intimement avec beaucoup de roches qui n'offrent pas plus les caractères ignés; enfin parce qu'on les a trouvées plus tard en couches distinctes, souvent plusieurs fois répétées , au milieu même des dépôts de sédiment, d'où l'on a conclu qu'elles avalewlV^tîv^«^'

GEOLOGIE.

orij^ine. Ces conclusions, cependant, doivent élre aujourd'hui complètement rejclées, et les recherches du docteur Macculloch, de ^\. Sedgwich et de M. Conybeare, en Angleterre, en Ecosse et dans les tles voisines, où les falaises présentent des facilités particulières pour ce genre d'observations, ont offert des faits qui ne peuvent maintenant laisser aucun doute.

§ 498. Malgré Fabsence des matières scoriacées, ces roches présentent toutes les allures des dépôts basaltiques; elles se trouvent en buttes isolées, ou en plateaux plus ou moins étendus; leur masse divisée en colonnes prismatiques offre tous les caractères des colonnades de basalte, et des pavés des Géants. D'un autre côté, elles se trouvent fréquemment en filons qui se terminent aussi dans le haut en une masse efiilée, comme a, fig. Mi, ou bien envoient dans leur

trajet de petites ramifications b dans les roches qu'elles traversent , de petits lopins c, tantôt isolés, tantôt communiquant avec la masse principale par une traînée mince. Les roches encaissantes sont quelquefois criblées de ces petites ramifications, et jusque

Fig. H'iJu^u^, de travpjrlamle. ^^^^ los flSSUreS leS plus fines. CcS

circonstances démontrent évidemment que ces filons ne sont pas des fentes remplies par le haut, et qu'on ne peut les considérer que comme des injections poussées de l'intérieur à l'extérieur avec issez de force pour pénétrer dans les plus petites fissures, pour détacher et entraîner des morceaux de la roche, qu'on trouve aussi quelquefois dans leur épaisseur comme en d.

Toutes ces circonstances sont exactement celles que nous avons observées dans le basalte, § 484. Il en est de môme des couches en apparence réglées qu'on remarque entre des assises sédimentaires : car l'observation montre encore qu'elles ne sontque dos ramifications de filons : c'est ce qu'on voit clairement à Trotternish , île de Sky , fig. 443, où un gros Olon de trapp communique avec une couche

hifi. lis. Injcriiou dr trapit daus hs roches sédimcjitaireu de Vile de Sky.

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de matière semblable qui, clle-môme, se divise plus loin en truis branches, dont deux se terminent en coin. H est évident, dès lors, que rintercalation des roches trappéennes dans les matières arénacées, est le résultat d'une injection entre les couches sédimentaires, comme dans le cas des basaltes de Yilleneuve-de-Berg , fig. 436. 11 n'y a pas là plus de difficultés que pour Tinjcction dans une fente oblique qui couperait toutes les couches, comme on le voit dans une foule de localités, puisqu'il faut bien, dans tous les cas, que la partie supérieure soit soutenue par la force qui pousse la matière en fusion. Nous devons remarquer, pour com[)léter l'analogie, que les plateaux trappéens communiquent, comme les plateaux basaltiques, fig. 438, ou même les laves ordinaires, fig. 33 et 34, § 71, avec des filons qui traversent tout le terrain inférieur, et qui ont évidemment amené la matière au jour.

§ 499. Maintenant, si ces premières analogies avec les matières d'origine ignée ne suffisent pas, en voici d'autres qui viennent les compléter. Les filons de trapp ont aussi attaqué les roches qu'ils ont traversées; ici ce sont des matières charbonneuses, qui ont perdu leur bitume, sont réduites en fraisil, en coke , au contact du filon, comme on le voit dans plusieurs points du Slaffordshire; là des calcaires sont devenus cristallins, saccharoïdes, jusqu'à quelque distance du contact comme quand ils sont fondus dans l'expérience de Hall. Les calcaires se remplissent môme de grenat, de pyroxène, d'amphibole , d'aualcime qu'ils ne renferment pas ailleurs , comme à Plasnewidd, dans l'île d'Anglesey, à l'île de Thirey, etc. Les argiles schisteuses sont converties en jaspes divers ; les grès passent à des matières analogues, comme en plusieurs points de l'Ecosse, et quelquefois ils sont convertis en quarz compacte, comme à l'île de Sky. La matière môme du lilon , en traversant diverses roches, paraît en avoir subi l'influence; et l'un des faits les plus intéressants est la conversion d'un filon de trapp en serpentine dans les portions de sa masse qui se trouvent encaissées dans les calcaires, comme on le voit à Clunie dans le Perthshire.

On observe des faits du môme genre auprès des diorites porphyroïdes désignées sous le nom d'ophite dans les Pyrénées. En effet, les calcaires soulevés par ces roches deviennent cristallins et dolomitiques dans leur voisinage; ils semblent môme avoir été convertis en gypse à leur contact, sans doute par l'action des matières gazeuses qui se dégageaient en môme temps, car partout le gypso accompagne immédiatement les ophites, se trouve môme entremêlé avec ces roches, et ne se présente nulle part ailleurs le long de cette chaîne de montagnes.

S 200. «erpentliie et dlallase, iwrpbyres dUvers. — Les

roches magnésiennes nommées serpentines (voy . Minéralogie), dans lesquelles nous venons de voir un filon se transformer en traversant un dépôt calcaire, accompagnent assez souvent les trapps et les diorites; elles forment aussi très-fréquemment à elles seules des filons, autour desquels on remarque toutes les altérations de roche que nous venons d'indiquer. Ces faits se montrent surtout dans la Ligurie, où les serpentines et les euphotides (mélange de diallage avec Talbite ou le labradorite] sont injectées de toutes les manières dans des dépôts calcaires qui appartiennent à la période jurassique. Tantôt elles y forment des filons, et tantôt elles présentent des couches puissantes; souvent elles offrent des brèches de toute espèce qui constituent les marbres nommés vert antique, vert d*Égypte, vert de mer, etc. Or les calcaires entremêlés avec ces roches sont tous à rétat saccharoïde, et nous offrent les plus beaux marbres statuaires, les marbres brèches les plus éclatants; cependant, en les suivant avec soin, on voit qu'ils se rattachent entièrement aux calcaires compactes, et plus ou moins terreux, des dépôts environnants dont ils sont évidemment la continuité. Les argiles schisteuses et les grès qui alternent avec ces derniers se trouvent convertis dans les autres en jaspes de diverses variétés.

§ 204 . L'apparition des roches pyroxéniques, des mélaphyres et des autres porphyres qui s'y rattachent, a produit des circonstanees du même genre, que M. de Buch a signalées depuis longtemps dans le Tyrol et dans la Lombardie supérieure. On les reconnaît encore tout le long des Alpes, et elles se représentent sur la même direction dans la Provence au milieu des montagnes de l'Esterel. Tout est bouleversé dans le voisinage de ces roches, qui ont soulevé autour d'elles les dépôts calcaires de diverses formations, les ont disloqués et poussés dans les positions les plus anormales. Partout au contact do ces porphyres, et jusqu'à des distances considérables, les calcaires sont transformés en dolomie, et de telle manière que les mêmes dépôts sont de calcaire simple dans une de leurs parties, et de dolomie crevassée dans celles qui se rapprochent des roches de cristallisation, fig. Mk.

Ce qu'il y a de plus remarquable, c'est que, dans le peu de débris

Fia. lAA. Dolomisat ion den calcaires, «««^^.-^..^o /,.,'/x« o »^»^^»i«^ /«à

^ organiques qu on a rencontres ça

et là dans des calcaires modifiés, le test même des coquilles, ou les madrépores, se trouvent être chargés de magnésie : cela démontre sans réplique que la présetvco. d^ celle substance est due à une ac-

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tîOQ postérieure à la formation du dépôt, car il n'existe aucune coquille, aucun madrépore qui naturellement renferme de la magnésie, pas plus ù l'état vivant qu'il i'dtat fossile, partout où Je dép6t n'a subi aucune modification.

Si03. Les porphyres feldgpathiques, §313 n, présentent souvent aussi des caractères qui no peuvent laisser de doute sur leur originn ignée. Non-seulement on Icstrouve en liions au milieude toutes les roches, mais encore ils se conduisent exactement cococoe les trachylee, S i 93, en passant à travers des roches fissurées dont ils empâtent les fragments pour former des conglomérats; ils se lient souvent ainsi de la manière la plus intime aux dépôts erénacés qu'ils durcissent dans leur voisinage : c'est ce qu'on voit clairement dans les montagnes de l'Esterel, dans les Vosges, dans un grand nombre de localités en Allemagne, dansi'lle de Sky on Ecosse, etc. ;et, comme pour que rien ne manque à la comparaison , on reconnaît encore dans le voisinage de ces porphyres des matières vitreuses que nous avons décritessuus le nom do rétinite {Minéralogie), qui passante des matières iithoides diverses , comme les obsidiennes, sans toulefois offnr de passage à la ponce, §7*.

cv^^ Dans le hassin liouiller de l'Ar-

roux, au sud d'Aulun, de tels porphyres ont pénctré dans le grès liouiller Ou dans la houille même, fig. U5, et dans le voisinage le combustible est devenu sec, brillant et caverneux; le grès s'est durci , et les parties Teldspathiques qu'il renfermoont A.g»ieriBii'expioit»Linn.-r B^^s oui été frittées. La même chosc cst icr.-H.humllo.-P.p.rp jre ^^^.^,.^ ^^ plusieun* lieux, et

Fig, us, Dipâi honilUr trat^né lier ^'ç^i ajnsj (m'a Schœnfold, en

Saxo, les depuis charbonneux

iii forphyrti

sont passés à l'état d'anthracite par l'apparition des porphyres.

§ 303. Boehea «ranlllvue*. — Il ne peut y avoir de doute sur la nature ignée des roches précédentes, d'après leur manière d'être injectéesdans toutes sortes de dépâts, et leurs actions sur les matières qu'elles ont traversées ou soulevées. Or il en est de mdme des granités proprement dits, dcssyénites qui leur ressemblent, de toutes les roches enfin qui s'y rattachent. En effet, il résulte d'une grande masse d'observations, recueillies en Angleterre par le docteur MaccuUoch, vérifiées, compléléesdepuispar beaucoup d'autresgéo- Ii^ues, que les granités , qui sont des roches Ti\%%v««»itï\,'{i'M c^'^

nèoM d^ dlslliicti-s des dupihts aqueux ordifiairemeal stratiGb. fi H0, st- conduisent eiacleoient duns leur apparilion comme ie^ trapps, loadiorilpset les porptiyre^.

Daiisla vsIléiideGItïn-Titt, en Ecosse, le grauitc se trouve iojecl^ dana de» Aépùls calcaires qui alterneot avec les Bchistes argiteoi, Og. ItC, où il pousse quelquefois des lopins séparés, a. Âjll»urs, n «lit (les filons viTticuux qui traversent la roche, fig. *i7, tanlitM } entier, tantât en se terminant par des masses cfUlécâ , commute dioritcset les baBaltes, g fSiet 197, ce qui annonce aussi que ii | matière est venue de bas en haut, et qu'elle a dû être poussée orcc une grande force. Or, ce n'est pas seulement dans une localité pvliculière que de tels faits se présentent, il en a étë mai n tenant ot < servie dans toutes les parties du monde : dans les Pyrénées, dsne Alpes de ta France , de la Savoie et de la Suisse , en Norvège, loua les points de l'Angleterre , dans l'Âmériqye septentrionale, cap de Bonne-Espérance, etc.

^ soi La Qu d té pâteuse dos gran les est encore nd quée par h manière dont ces roches ost enveloppé les débris, b, Gg. U6, Ht, terrains qu'elles ont traversés. En Bretagne, les granités, qu'Oii employés é Paris pour les trottoirs , les bornes , etc., ont envdeKiJ des fragments anguleux de schistes, quelquefois assez nomto pour donner à la masse l'appnrence d'une brèche, Au Harï, c roche a empfllé des fragments de grauwackes scheteuses q/n r» ferment des débris organiques. En Ecosse , près de Landside, oi k granité paraît avoir traversé un terrain calcaire dont il rwifenneàt

dApAiS IHCIEIfS ATTRIBUABLES X l'aCTIOK VOLCANIQUE- 167 iloGS, il B'Mttaît uM brèche formée de fragments calcaires liés entn> ■ux par uw pAte granitique ; fait sDalogiieàcequc nous avoDs cité à l'égard des trachytes et des porphyres, % 1 91 et 303.

% SOS. Quelquefois i! y a des portions assez étendues des dép<)ls iédunenlaires qui ont été enveloppées par le granité. Ainsi, dans [sB houillères de La Piéau (Corrëze), au sud-est d'Ussol, § 245, une portion de terrain houiller a été enveloppée par les granités porphyfOÏdeade la contrée qui se trouvent placés dis lors au-dessus et u-desaousdu dépôt sédimentaire Hg. U3.

L'épanchement des granités sur les terrains qu'ils ont traversés cet encore une nouvelle preuve de leur fusion. Or, on voit ces roches superposées dans un grand nombre de lieux à tous les dépâts de sédûnent; dans les Alpes on les voit épanchées sur les terrains jmaœiques, et l'ou peut, en divers points, toucher à la fois la roche cristallirie et le dépôt sédimenlaire, fig. 1 19. Le granité repose sur Il craie à Weinhalle, en Saxe, et sur des argiles assez modernes, en Sibérie, où même il est poreux.

% 206. L'action des roches granitiques sur les matières qu'elles ont traversées est encore la même que celle des roches précédentes. Les calcaires compactes, oolitiques, terreux, sont convertis en calcaires saccharoïdes, où les débris organiques ont le plus souvent ^)aru;ils ont pris descouleurs vivesde toute espèce : vert, rouge, Boir, etc., se sont remplis, au contact, de mica, de grenat, d'amphibole, et de diverses autres substances cristallines. Souvent ils ont été convertis en dolomies, qui sont très-abondanles autour des granités dans les Alpes et les Pyrénées, et quelquefois en gypse, comme l« prouvent les nias,ses de cette substance dont on voit les aflleuremnlB dans certains cirques des Alpes, tandis que sur leur prolon-

I. Lm argjlts et diverses matières arénscêes se à le Sont remplies des diverses substances if MMTOMm ém àltr, et ont pris enfin les oaractèros des s ' "^ ■fcicji, <Im iitolM ulqueuT et des gnetas; tof^ ' '" ■■■H,qai as rapportent à cet Ége, ont pris In al «facile, oowM oa 1» voit sartotit dans loa Alpëa, âth itram dn cowkes de qnan greon. U aime pta •dûateax modiSéB conservent racora la qaoi^B les matîiwB aient souvent pris beats ■ioBChirtes arfmn auxquels iU passent i eufeiiuent 4a amies BinGn de qnan sableux, interposéoB entre ■ifai, qâ «eaiblent annoncer les restée des aoeieiifl p tfHI es qri a été obamé depuis longiempe par Playbfr; ■oali Gmapians en Ecosse , e t ce que rai^tetle mau le peu # qaToftent par places les schistes micacés des montagnes dM eatteToatoDetAntOMS, aussi bien queceux qu'on dé^gneataw aMsIeaoBBd'âaeoliimJb, qui paient au grès par toutes las^Haw

Les rodws gnnitîques, qui se rapporteul à diff^enk ^i iwimniiniiilr iinnnr |ilii nul, §314, sont très-abondanlailli Ml hi II du globe, hnnant tantât des chaînée d« mont «I tantU dn coUîiws'arrondies, déssgr^ées A la sortee, qn eas- «nat dn éteadan considérables. En France, Dons voyons en f^ AcB sur une grande partie de la Bretagne, dans le Limoiina, ri>vergoe, le Gévaudan, dans les Pyrénées, dans te Daufdiiaé, ai elles se lient avec celles dps Alpe^; de la Savoie, au centre de II Bourgogne, dans les VoK;es, d'où elles se prolongent de l'autre cAé du Rhin dans la torèt Noire, % 3Î3.

% 207. slto vMBlliféRa, aima, •>■ La dolomtsiâiii

«< la sulfalisation des calcaîrefi, la présence de diverses subsBiKe itpaa les seuls faits qui se raUcbent à la sortie dM rocte

dans les roches adjacente.^,

jnées du sein de la terre.

arrive aussi, fig. 150, qa'n

contact de la nouvelle rvckt

et des anciennes, les d^

se remplissent de divers m»-

I gra- raîs mélalliques, aoJt disriao-

nés, soit injectés dans \t»^

enfin rassemblée en petits amas quH-

que M. Duriénor

sures et entre les couche:'.

quefois liés entre eux par de minces filets

a fait remarquer à l't^ard dus mioerois de fer qui existent dam

DBPArS ANCIBNS ATTRIBUABLIS A l'aCTION VOLCANIQUE. 169

' Pyréoéee, et qu'on trouve placés soit dans les calcaires, soit entre ces dépôts aédimentaires et le granité qui eu a soulevé la masse consolidée. C'est ce qui existe encore dans un grand nombre de localités pour des minerais de toute espèce qu'on trouve à la jonction des matières cristallines et des dépôts de sédiment divers, tels que les ^arkoses de divers âges qui entourent le plateau granitique du centre delà Fraoce, ou bien les calcaires qui les recouvrent; on en retrouve de même à la jonction des granités ou des porphyres avec les gneiss et les schistes argileux qu'ils ont soulevés, ou pénétrés, dans un grand nombre de lieux. Ce sont là évidemment des gîtes de minerais en relation avec les actions ignées.

S 208. Quant aux minerais en filons, il est d'abord à remarquer qu'on n'a jamais eu l'occasion de les poursuivre assez loin dans la profondeur pour savoir s'ils s'y terminent en coin, et par conséquent s'ils remplissent des fentes ouvertes par le haut, tandis qu'on en a vu se terminer en masses effilées dans la partie supérieure, comme à Joacbimstal en Bohème, et dans un grand nombre d'autres lieux. Cette dernière circonstance conduit déjà à penser que les filons métallifères ont été produits, aussi bien que les filons pierreux précédents, § 1 Si à S05, par une injection de l'intérieur à l'atérieur. Mais il y a plus, les deux sortes de filons ont la plus grande liaison entre eux : ainsi, à Pongibaud, les mêmes filons sont tantôt granitiques et tantôt métallifères ; dans beaucoup d'autres lieux, des filons métallifères accompagnent des filons porphyriques ou même basaltiques, comme en Bohème, et les deux matières se pénétrant mutuellement, c'est tantôt l'une, tantôt l'autre qui prend le dessus. D'un autre côté, on trouve très-fréquemment dans diverses localités des filons pierreux et des filons métallifères qui tantôt marchent parallèlement les uns aux autres, tantôt se ^__-JL^ croisent de différentes manières,

-^" A '"'■ ^ i "^ "^^ se rejetant les uns les autres de

\ LÔté, et se produisant ainsi mu-

tuellement des failles, fig. 151.

' Tdnlô^tcesontdes filons pierreux ^^^^^^^^^"^^a^^i^^Cf^ 1"' dérangent les filons métal- ■"^^^^^^^^^^^^^^^^ liques; tantôt, au contraire, ce sunt ces derniers qui déroutent les autres ; en tout ils se conduisent exactement de la même manière, etildevientimpossible

FIg. lSI.fo.iiMA. (.Ion.. ^^ p^^^^ ^^,.|^ j^,^j^jjj p^g |g

e (HÎgine. Remarquons aussi qu'en général les filons suivent

17» GÉOUMOU •

ta gmmdeB ligMt de dislocation de la croMe Ainrergne, les prindpaox filons floivèiit la grande lîgMMe dalo» lion par ta fenta de laquelle la diahie te Paya a'ett fiât jov, S 8i7 ; dans ta Vosges, ils sont pandMeainagnmdefttiUeipitar' mine cette chaîne de montagnes, g 339 1«, 3iS ; partit, enfin, Fn reconnaît que la présence de ces dépôts coïncide ayec tailîpHi dlfeiBO» des soulèvements qui ont agité le gldiM$ ce qui fMinitife^ poissant secours dans leur recherche. .* ^

On trouve dans ta filons métallifères rinfloence de ceux qoi m ' traversent ou les longent, et qui viennent y jeter, jusqu'à unecvtaine distance, des matières qu'on n*y observait pas anparaviiL Llnfloence de la roche travrâée se fait aussi bien sentir sur i« filons noiétallifôres que sur ceux de trapp, S 499; et c'est un fà connu depuis longtemps des mineurs qu'un filon pauvre, dans œ couche déterminée, augmente tout à coup de ricliesBe en pénétrât dans une autre, ou réciproquement ; de là ta aucoès subits et Im revers imprévus des exploitations.

$ 209. Les amas métallifères n'étant en général qu'une ummutation de petits filons dirigés dans tous ta sens, fig. 45S, m

une dissémination abondante dans vs des matières pierreuses que nous deiiv attribuera lavde içaée, il ««tcWrfn ces dépôts sont produits conùne cen M Fig. 152. Amas métaUifères: "^"^ venons de parler. Les prindpsB

nous présentent des minerais d*étaiD, de cuivre pyriteux, de fer magnétique, et ont pour masse principale des granités , des porphyres, des roches magnésiennes diverses, dans lesquels se trouvent les minerais. L'amas métallifère de Zîbwald en Bohême offre un granité particulier encaissé dans un porphyre; celui d'Altemberg, en Saxe, est une masse porphyrique encaissée dans du gneiss. Le célèbre amas de fer magnétique du Taberg , en Suède , est une masse de diorite enfermée dans la même roche ; celui de Cogne , en Piémont, offre une serpentine enclavée dans du schiste micacé calcarifère. Ces amas sont souvent peu profonds : aussi est-il arrivé quelquefois que, feisant peu d'attention à la roche encaissante pour suivre des veines qui sV introduisaient accidentellement, on a été sur le point d'abandonner l'exploitation dont on avait dépassé la partie producUve • c'est ce qui est arrivé à Joachimstal en Bohême.

Les gîtes métallifères qui paraissent être en couches réglées ne sont souvent que des filons qui ont suivi la stratification du terrain, comme nous l'avons vu pour les trapps, § 498; ou bien ce sont,

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