‹ MinéralogieChapitre 123 sur 160 · ÉTUDE DES TERRAINS UÉVONIENS · texte numérisé non relu

ÉTUDE DES TERRAINS UÉVONIENS

en Ecosse jusqu'aux Iles Shetland. En Russie, ils lorment toute la Courlande, d'où ils se prolongent d'un côté jusqu'à la mer Blanche ; de l'autre, au nord-est, jusqu'à Voronéje : ils entourent tout le groupe Scandinave. Ailleurs, ce sont les calcaires qui s'étendent excessivement, comme dans le Glamorgan, le Derbyshire, le Northumberland, dans la Belgique, en Russie, où ils forment un bassin considérable, de Moscou jusqu'à la mer Blanche, une longue et lai^e bande le long de l'Ural , enfin un petit bassin au sud sur le Donetz, rivière qui se jette dans la partie basse du Don.

§ i36. calcaire earbanirère. — Lorsque le calcaire vient à dominer parmi les autres dépôts de terrain dévonien , on le désigne souvent par des noms différente suivant les localités. En Angleterre, il prend celui de calcaire de montagne {mounlain iimesttme) , de calcaire métallifère {metalHferous limeslom) , à cause des richesses minérales qu'il renferme en Derbyshire. Eu Be^ique on le nomme calcaire anthraiifëre , ou calcaire carbonifère , parce qu'il est coloré par le charbon. On l'avait même nommé calcaire bitumineux , dans la persuasion qu'il renfermait du bitume , ce <\ii'oh ïww.^ ';w\Oi\\ vV

r«4Nr ^H «A* MqMaBnt lorsqu'on le bns», en mAme lioMt pi i1rfc««IHi rilntllriliini II- rvii'tf qui fournit tes marbres ■on dBDÎMB HdBVammr, le marbra des Ecau^nis, ou petit ^■■■li,qMÎfltfr«qilida &igB»Dtâ<f'eDcrioites, différenU marbre^ TCÛii M COq«iUieni,S0n¥nttiiiip1is lie polypiers, qui sont trnÉt^ partis i Ikns nui h> nom gteéral de marbres de Flaniln, et dM la jkm wabia wat ht miml «mk et le rancé, qui se tient paitiCid&i n—t iiii |.ifii ilii riiiiilinii l

Cnolcaim nnhmiMt hd ^raud Doinbre de polypî^s et m . coqHinei fanici. On j mon l'amptea^is eatallffides, (tg. 202, siK-' tMrtdHatodépto dwennniiâ de Sablé dans la SarUie; Iccyh MphyllM tm/ÙÊmm , fig. SM ; beaucoup d'espèce» û'eturinUe» d» la iBririm te cràBoUa , fig. lot ; l'orrAowras lateraHs , fig. 30!;' <Wfiw<aWhit flg. M6, aoitt de coquilles chambrées ù cloisons anflilgaMi; te ftriUrapfaM analogues aux argonautes , lig. 307^ dd tenpMM do dmnMMpëcM, lig. im ; le spirifer glaber, fig, jMi to|mAMtMiJhrtM,fig.llO,olc. <

Lh dépAlB da ootto formation ;-unt quelquefois priDcipaleiuBtl btméa de matUna aréoacées , et presque semblables à celJes dd larraiiis bouîllns. C'eat co qui a lii'u ilans le Norlliumberland,iia» les enTirons d'Ëdimbooi^, dans le ba.ssin du Doneti et du» Il partie occidentale des Alleghsniâ en Amérique. Les dépôts ct»v bOBDeox qu'on f trouve devieanent. ù ce qu'il parait, plus billi-' mineux que les anthracites des parties clévonien nés iiirL^rieuccs.

C'est dans celte variété du terrain carbonifère que le docteur Hibbert a trouvé, dons les environs d'Ëdimbourç , les débris d'énormes poissons , qu'on a nommés poissons sauro'ides , dont 1» dents fortes et striées longitudinalement, aussi bien que tout le reste ' du système osseux , rappellent les reptiles des plus grandes dimeiisions. La fig. U 4 représente une portion do mâchoire , trèa-réduiU,

d-holBt>tic«t HibàtTli.

BTUDE DES TERRAINS DÉVOKIENS. ISd

liUralii. V,^.M9. SpiiifirijMi

d>uB àm espèces de ces 4b«s vorsces , et 1b Gg. m, une dent dr (nadanrnatureUed'uDfllutre espèce. Lecalcaîrequi lesrenremi» gttft SiMBi des omerMons {ânephatifèr^ qu'on regarde comaa IfUB aerteesls, et qu'à came de cola on nomme coproltHi, flg: US. Li bmille des squales élait aussi représenlée , mais alw psr ta drriiion des cniraewns, caracl^risée par les dents propres i bnjfWtSg.Sli, ou par celle (les Ai/bodona, à dents coQOïdeâ,aH

.rémsileslplissésurl^deuif faces, flg.^tS.Ln'

s, à dénis splatitâ et tninchontessur les bords, tig.ili> is encore, et n'ont aii|mrii que beaucoup plus Vsi dus las terrains crétacé.

Dent dt traii^wik-

§ 337. TerralB kaniller. — Le terrain houiller est Tonné pritdpaleinent de grès, qui résultent d'une accumulation degrnnBife quarz et de feldspath réunis par ua ciment ai^leux plus on moiM micacé , et rarement calcarjfère. Ces grès reptoseat iiiiiii^iliitimril sur le calcaire carbonifère en Angleterre , en Belgique, t*"^ qN dans les parties voisines du territoire français; mais dans leMK de la France ils se trouvent dans de vastes dépressions des lonôl de cristallisation , et ils commencent ordinairement par des fV" dingues formés des roches de la contrée et qui en ranferatent pa* fois des blocs gigantesques. Quelquefois des poudiagues ploi b alternent à plusieurs reprises avec des grès, qui cependant BniMSt toujours par constituer la partie principale du dépôt. Cesgrtspr*sentent de nombreuses variétés sous le rapport de la gratseur de* crains et de la quantité do matières argileuses qu'ils renferment ; ib sont fréquomnient mii'aiés ri siliisleux , ou renferment des cowhw

ETUDE DU TSRRAm HOUiLLBR.

d'argile schisteuse et de schistes bitumineux qui sont quelquefois d'une grande épaisseur. Les amas de houille y sont dissémina aussi bien dans les parties grossières que dans les parties schisteuses, et cependant sont toujoursséparésdesgrËspardes lits d'argile; ceux-ci eoQt d'abord à peu près purs, puis se trouvent mélangés avec le combustible , et enfin se représenient encore seuls par-dessus.

§ 238. Débris organiques. — Outre la houille, formée par une accumulation de végétaux décomposés, dont, au microscope, on reconnaît les débris, § HS, les dépâts houdiers présentent un grand nombre de plantes qui ont conservé leurs caractères : ce sont des tiges et des troncs d'arbres disséminés dans les grès , des feuilles diverses qui ont laissé leurs empreintes dans les schistes et les ai^iies. Ces débris se rapportent aux fougères , aux liquisélacées, auï lycopodiacées, aux conifères, et à divers genres de plantes, entièrement perdus, qui se rapprochent de la famille des cycadées.

Les empreintes de fougères nous offrent des pecopleris, fig. 217, dont les folioles, peu détachées du pédicule, se réunissent quelquefois en une seule feuille découpée profondément, et ayant une nervure principale d'où partent perpendiculairement des nervures secondaires; des sphtnopteris , fig. ^<S, analogues aux précédentes, mais dont les folioles sont plus distinctes, profondément lobées, et où les nervures rayonnent presque de la base; dts nevrapteris , Ig. 21 9 , qui ont aussi les folioles détachées , mais entières et arron-

7 Pecapliniaqv n p* nop (' < Ham nghnu N a\ t Lt, '

GKOLOGiE.

dius, uù les nervures naissent très-obi iquemeot de la nervure moyenne et se divi^tint ensuite à plusieurs reprises : enfin un grand nombre de genres Tondes sur la forme des Tolioles et la disposition des nervures ; tels que des sjAenophylliles, fig. 2Î0, des annularia, iig. 331 , etc., f<;rt ubondantcs dans certaines localités.

% 239. Il parait exister de véritables equiselum dans les terrains houillers; maison est conduit uu moins à rapprocher de cette bmille certains débris végétaui qui ont des caractères analogues. Ce sont des liges cannelées qui pr^entent de distance en distance d« articulations plus ou moins marijuées, d'où naissent quelquefois de rameaux , fig. ili, 3î:i. Ces tiges , désignées sous le nom de cala-

miles, quoiqu'elles n'aient aucun ra|iport avec le calamus, ou rolaug, de la famille dos palmiers, se trouvent souvent, comme toutes celles dont nous allons parler, converties en matières argileuses, en carbonales de fer, ri

ETUDE DU TSBRAin HOUILLER. 203

On rapporte aux lycopodiacéos divers débris de végétaux , 80U9 le nom de lepidodtndrons, Bg. 324, 2ib, dont on a jelqueFois des arbres entiers qui avaient jusqu'à 30 mètre» ur. Leurs tiges gonl caractérisées par des mamelons rhomdisposés en spirales, qui montrent clairement vers ie haut ices des feuilles.

On croit pouvoir ranger auprès de la famille des cycadées s de végétaux désignés sous le nom de sigiUaria, fig. ÎÎ6. en général, des liges qui paraissent avoir été açlatjaa \m

dn lama, qM «Mt caimtSêeiBar lanr hngiMi»',

■s; elles sonl garnies de cicatriai i«, el non en spirales, comme lilM

%. XiT, poondMt bien n'êtn. Bonut M . Broogniirt, qna ta* : «faMdB«STégélain;lecar|ia denil eo élre trarené par mm ^pHi qn iuài enioaré de pvties moUos.

I tu. Us pliDtH de b bnùUe des coainréB, par adte dili

^'mm kane i toatte ka kaateora dane taa diflinntB temdM. Il ■ «Na «ik daaa te dtpto kouilkn einaCDwa, qiiaaltaaM dM * « Mpéneatas; el les débris dont on troan lea j»y'»»«

K an genra «mIdMr. «abli par H. ainbav. dort il a Igoré ici dBDx e^tcea, Ig. S». S», ar^ leora inflM'

ig. ^3». Walchia hypnoMo.

§ 343. On connaît aussi quelques poisons dans les bassins booillers continentaux, soit dnns les schistes bilumineus, commeàSurebruck el à Antun, ^it dans les r<M:non3decarbonaledefer, coaae

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