‹ MinéralogieChapitre 124 sur 160 · ETUDE DU TERRAIN HOUILLER. Î · texte numérisé non relu

ETUDE DU TERRAIN HOUILLER. Î

à Saint-Étienno. Ces poissons appartiennent à des genres voisins de Teslurgeon, que M.- Agassiz nomme palœoniscus et amblypterus^ vivant probablement dans les ruisseaux qui serpentaient au fond des terrains anciens, où les grès et les combustibles se déposaient.

Les coquilles marines sont au moins rares (Jans le grès houiller, et il n*est pas certain que celles qu'on a citées en Angleterre. et en Belgique appartiennent réellement à ces dépôts plutôt qu'aux terrains su-r lesquels ils se sont formés, § 236, ou tout au moins ne soient les restes de l'ancienne mer, où les matières se déposaient. On cite en même temps des unio et de petits entomostracés qup indiquent au moins des affluents d eau douce dans les marais où ces dépôts se sont accumulés. Il est remarquable qu'on n'en trouve pas d'indications dans les houilleries continentales.

§ 244. Étendue des terrains houillers. — Ces terrains ne peuvent se montrer au jour qu'à la surface ou sur les bords des terrains mis à sec, et formés dès lors par les dépôts dévonien , silurien , cnmbrien, ou ceux qui les ont précédés. S*il en existe au delà de cette limite, ils sont nécessairement cachés par toutes les matières postérieurement formées, et sous lesquelles on va quelquefois à grands frais chercher le combustible. De là il résulte que le terrain houiller occupe en général peu de place à la surface du globe. En France, tous les dépôts connus ne paraissent guère yU former que de la superficie de notre territoire. En Belgique, en Angleterre, ils sont relativement beaucoup plus étendus, beaucoup plus riches, cardans la première de ces contrées leur superficie est de ^ de celle du royaume, et dans la seconde, de ^. Les autres États de l'Europe sont au contraire beaucoup plus pauvres, et il en est même, comme la Suède, la Norvège, la Russie, l'Italie, la Grèce, qui sont presque entièrement privés de ces précieuses formations, bien qu'on puisse y trouver quelques dépôts qui appartiennent à l'anthracite des terrains dévoniens. La Bohème est en réalité la partie la plus riche de l'Allemagne, mais les exploitations n'offrent fencore que de faibles produits. La partie nord de la péninsule hispanique paraît au contraire renfermer des dépôts de houille considérables et participer ainsi aux richesses de l'Europe occidentale.

§ 245. En France, les dépôts de houille sont, pour la plupart, concentrés autour du plateau central qui renferme le Morvan, lo Bourbonnais, l'Auvergne et le Limousin, ou disséminés à sa surface. En commençant à Avallon, par exemple, fig. 230, on trouve à l'est de cette ville une bande de terrain houiller qui se dirige vers Semur, sur laquelle il a été fait quelques recherches. Plus loin se présentent les mines de Decize sur le canal du Nivernais, les dépôts des envi-

■ H d'Ëpioac ; |xiis ceux qui longent )e Canal du Centn, 1 les explMlalkins du Creuzot, de Monlcenis, Saint-Bé- K ceux de Bvrt et MontcambroD, sur la même dt- ■ ver» Lfepaliiee. Au nortl-est de Koanne on Irouve les dèpdK ~l(h$oits-Dun : puisen Temontaat, à l'ouest de Lyon, c tf, de l'ArbresIe, de Sainte-Paule ; enfîn on arrive aui' I^MfcdlfMi de Sainl-ËlienDc et de Rive-de-Gîer, qui se proloo- |nt aÉM» nr k gMd» du Hhône.

Plus au sud, se présentent les dépôts d'Aubenas, ceux d'Abis. qui sont (rès-importants ; les p^ts dépôts du Vigan et des Vans, ceux de Saiot-Gervais et de Ronjan, vers Lodèvn et Pézenss. PlK loin il n'y a plus qne de faibles indices vers Pnpignan, A Dnrtai et Ségure; mais si, à partir de Lodève, on longe la partie ocddHi> laie du [dateau , on retrouve les dépôts booillers de Canneanx, pris d'Alby, des environs de Rodez, de la contre d'Aubio et des enTÎrons de Kives. Sur le [daleau mèm» se préaralent un asseï pml nombre de dépôts dont la plupart se trouvent réunis sur nm ligna droite dirigée de Uauriac ^-era Uoulins, à l'extrémité nord de II-

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