‹ MinéralogieChapitre 125 sur 160 · ÉTUDE DU TERRAIN HOUILLBR · texte numérisé non relu

ÉTUDE DU TERRAIN HOUILLBR

quelle se trouvent les exploitations de Montaigu , Commentry, Noyant, Fins, etc. C'est encore dans cette partie que sont les houillères de la vallôe du Cher, entre Montluçon et Saint- Amand. Il existe aussi plusieurs autres bassins épars çà et là, comme ceux de Lapleau au sud-ouest d'Ussel, de Bourganeuf, d'Âhun au nord-ouest d'Âubusson, de Brassac au nord de Brioude et de Langeac au sud, tous deux dans la vallée de l'Aliier.

§ 246. En sortant du plateau central nous n'avons plus de dépôts houillers que sur les limites de la France. Nous en trouvons d'abord dans le département du Var, d'un côté, au nord de Fréjus dans les montagnes de l'Esterel ; de l'autre, entre Fréjus et Toulon, dans les montagnes des Maures. Il en existe dans la chaîne des Vosges , mais en petite quantité, au nord et au sud de Colmar. Ce n'est qu'au nord de la chaîne , au pied du Hundsruck , mais en dehors du territoire français , qu'il s'en trouve des dépôts considérables, qui probablement se prolongent dans le département de la Moselle sous les terrains postérieurs qui les recouvrent. Plus loin, viennent les grands dépôts de la Belgique , qui se prolongent en France sous tous les terrains postérieurs , jusqu'à Valenciennes, et peut-être par Arras jusqu'à l'extrémité occidentale du Pas-de-Calais, où des sondages ont fait découvrir la houille en divers points, et où se trouvent au nord de Boulogne les houillères de Hardringen.

Nous retrouvons des dépôts houillers dans la partie occidentale du Poitou, à Vouvant et Chantonnay ; puis en Bretagne, autour de Quimper et jusqu'à la pointe de la presqu'île ; il s'en trouve encore dans la Mayenne près de Laval, et enfin dans le département de la Manche, où l'on connaît les houillères de Litry et du Plessis, au nord-est et au nord-ouest de Saint-Lô. Il ne faut pas confondre ces divers dépôts de houille avec les anthracites des terrains dévoniens, § 234, 236, dont ils se distinguent surtout parfaitement dans la Mayenne, en ce qu'ils reposent en stratification discordante sur les schistes anthracitifères.

% 247. Terrain pénéen. — Dans quelques localités le terrain pénéen est en stratification discordante avec le terrain houiller ; il se compose de plusieurs dépôts dont les plus bas offrent des grès généralement de couleur rouge, très-abondants en Thuringe, où ils prennent le nom de rothliegende ou rothe todte liegende ( fond stérile rouge), parce qu'ils ne renferment aucun minerai et se trouvent au-dessous des couches où on en exploite. Ces grès existent aussi en Angleterre , où on les nomme louer new red sandstone (nouveau grès rouge inférieur) par opposition à Voîd re.d saivA^^Vou^

dos terrains dévoniens, § ^34. En France, où ils sont simplement nommés grès rouge, ils n'ont qu'une faible étendue dans les Vosges, où, souvent même, ils sont cachés par le grès vosgien. Ces dépôts arénacés renferment des fragments anguleux ou arrondis de granité, de porphyre, de quarz, liés le plus souvent par une pâte argilo-ferrugineuse ; mais ces parties grossières passent à des grès plus ou moins fins, qui sont souvent les seuls qu'on aperçoive. On n'y trouve que très-peu de restes organiques ; on y indique seulement quelques débris de poissons et de reptiles en Angleterre, où les dépôts sont peu distincts , et des troncs silicifiés de conifères dans les Vosges et en Saxe.

Au-dessus du grès rouge se présente, dans quelques parties, ce (|u'on nomme les schistes bitumineux , très-remarquables , surtout en Thuringe , par les minerais de cuivre qu'ils renferment , et qui leur ont fait donner le nom de kupferschiefer (schiste cuivreux). II s y trouve des débris de végétaux qui paraissent appartenir à la famille des algues , et un très-petit nombre de plantes terrestres qui appartiennent aux conifères. Plus haut, viennent des calcaires compactes, ;3cc/»s/em des Allemands, divisés en plusieurs assises par des marnes , et au milieu desquels se trouvent des dépôts salifères exploités en plusieurs lieux. Au-dessus, on connaît encore des calcaires cellulaires, des calcaires magnésiens plus ou moins friables, puis de nouveaux calcaires compactes, des marnes, des matières argileuses.

Tel est l'ensemble des couches que cette formation présente en Thuringe ; les grès se prolongent dans divers points de l'Allemagne, et surtout dans toutes les parties orientales de la Russie, où on le> a nommés grès permiens. Mais en Angleterre, toute la série setrou\e presque entièrement remplacée par des calcaires magnésiens, niajtiesian limestone^ qui s'étendent dans la partie orientale de l'Ile, depuis Nottingham jusqu'à Sunderland. C'est la seule [)artie in)[H)rtante du terrain , et elle renferme, comme en Thuringe, des dé|K'l> salifères. En France, les dépots pénéens nous manquent à peu près complètement, car les schistes bitumineux d'Autun , de Fins. etc.. qu'on a comparés à ceux du Mansfeld , appartiennent à la partie >iipèrieure du terrain houiller, § '237.

§ 248. Ce que cette formation présente d'important, c'est qu'i'n y trouve pour la première fois des débris de reptiles sauriens, reconnus depuis longtemps dans les schistes cuivreux et le zechstein. puis dans le calcaire magnésien de l'Angleterre ; ils sont ,voi>in:» des genres vivants iguanes et mouitor. On y trouve aussi di^ poissons des genres imhroniscus et amblt/perus, analogues à ceux lin

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