ÉTUDE DES TERRAINS CRÉTACÉS
g 270. verrain tréfeé Inrénf^nr. — Au-dessus des terrains
jurassiques viennent les immenses dépdls crétacés qu'on pourrait partager en plusieurs TormaiiODS , d'après quelques discordances observées entre leurs assises, mais qu'on ne séparo encore qu'en deuï : la partie inférieure , et la partie supérieure. La première présente divers otages que nous allons faire connaître.
§271. Dépôts tcealdiens. — On nomme ainsi des depuis signalés depuis longtemps en Angleterre , dans les parties des comtés de Kent, Surrey et Susseï désignées sous le nom de wealds. Ces dépôts, qui paraissent être les premiers de ceux dont nous avons ù parler, se composent de couches alternatives de calcaire, de sables plus ou moins ferrugineux, etd'ai^ile. Les couches calcaires sont composées àe palûdinet , de eyclades, d'anodonlei et d'unto, % 143, qui forment entièrement ce qu'on nomme les calcaires de Purbeck, et annoncent une formation Quvialc. Il y a de même plusieurs espèces de poissons et de tortues, également d'eau doitce, mêlées à des sauriens marins et lerrestres, parmi lesquels se trouve le monstrueux iguanodons, qui avait plus de 30 mèlresde long, et que toute sa conformation rapproche des iguanes. On y reconnaJt encore des débris d'oiseaux de l'ordre des ochassiers , mais on n'y a pas vu de mammifères , quoiqu'on en ait déjà rencontré dans les marnes de la grande oolite, § S64.
Le terrain wealdien renferme aussi des débris divers de végétaux. C'est là que se trouve la couche de boue de l'ile Portiand, § 1 3S, où l'on rencontre en place, à l'état siliceux, des troncs de cycadées, fig. 287, au milieu du lerreau qui compose la masse du dépdt. Un y connaît également diverses espèces de conifères, ainsi que des débris d'équtsélacées et de fougères d'espèces particulières.
Un croit pouvoir rapporter aux dépèts weaidiens les argiles des environs de Boulogne, qui semblent faire suite à celles d'Angleterre, sur la côte méridionale du détroit, et même les argiles de Forges et de Savigny, dans le pays de Biay (Seine-Inférieure et Uise), où l'on a cité dos calcaires à paludines analogues â ceux de Purbeck. H. Lory, proresseur à la Faculté de Grenoble, vient de les découvrir dans les parliez supérieures du Jura, et le^ croit â la base des dépôts néocomiens.
n x(E. uepoa natmmiats. — Ces Râuvfflmc dl^AtS Se COmpoEOt, (liuiarettaines localités, de marnes ou d'argile, et de calcaires jaiiiiilres plus ou moins grossiers , caraciériséd par le spo/on^j nUicoiip (io déLifis de coquiHos el de polypierï. U , ,„,.,.K,^ — .:....„„ as^^^ épaisses, laolW m
ralruiit) l-sI LanlilL en couches (
grandes lentilles au milieu des limons marneux ci des sables; qu^l- (juefois il manque enlièrement. Au-dessus de lui se trouventdei argiles grises renfermant une grande quantité à'exogyrtt, fig. M, une grande espèce d'huître iostrea Leymerii), souvent aussi k* lima elegans , fig. 290, Ces argiles renferment do grandes lentillK cfllcaires remplies des moines coquilles, et qui offrent des Indchejles confondues avec celles d'exogyra vii^ula , du groupe portlandien, % 367. EoQn, viennent, du moins dans la Champagne, )i Picardie, le Boulonnais, des sables et des argiles, bigarrés de diverses couleurs, des amas do minerais de fer, ordinairement ooiitique , qu'on exploite dans la Hante-Marne et dans l'Aube. Les coquilles ont alors presque entièrement disparu , et ne se montml plus guère qu'auprès des amas ferrugineux.
Dans les parties méridionales de la Bourgogne et de la Francbe- Comté , dans le Languedoc , le Dauphiné , la Provence , ou tronw des dépôts puissants de calcaire , compacte ou terreux, blaDcbltrr ou coloré , qui , avec les mêmes espèces de fossiles , en renTennerl