‹ MinéralogieChapitre 141 sur 160 · partie ta plus élevée des accidents qui ont eu lieu i> travers les · texte numérisé non relu

partie ta plus élevée des accidents qui ont eu lieu i> travers les

Fig. 38S. dépôts du trias, et c'est sur

. leurs tranches relevées que se

•i^,^.,,^, ^ L ^ fék. sont formés, fig. 369, les dépclLs

--^---^r Sf'^lf^'mM^ jurassiques, $ 55S, en couches

m i i h gfd'ba horizontales. En France, ce

w SDwlJrmiOTi . lyxmie du système , -^ , ne présente

rAurinflerwafd. ^^^ ^^ faibles Saillies dont on

voit quelques traces dans la partie sud-ouest des Vosges, où le grès bigarré se trouve considérablement élevé au-dessus de son niveau général, ce qui est dû probablement à l'apparition des buttes de serpentine qui se montrent dans cette partie. Plus loin, entre Avallon el Au tun, quelques Ilots de granité et de trias disloqué sont également allongés dans la direction N.-O., et entourés de calcaire jurassique qui n'a nullement participé au mouvement.

On trouve le même phénomène dans les porphyres des environs d'Aubin dans l'Aveyron, qui ont disloqué le grès houilleretle trias, sans atteindre les dépôts du Jura, et qui sont placés sur la ligne des buttes de serpentine qu'on remarque en Limousin, d'où on les suit à travers le Poitou jusque dans la Vendée. C'est sur cet alignement que se montrent entre Drives elTerrasson, des collines et des crêtes plus ou moins allongées dans le grés bigarré de cette contrée. Enfin ce soulèvement a probablement influé sur les dépôts granitiques du système du Morbihan sur la côte sud-ouest de Bretagne.

S 344. Onalém«BaDlè*cnent,ara(èmede l> Côte- d'Or. — Ce

système est, pour la direction, l'inverse du précédent; il s'écarte, de l'ouest au sud, précisément comme l'autre s'écarte de l'ouest uu

nord ; par conséquent, si le rapprochement d*âge pouvait laisser le moindre doute sur la différence de système, les directions le lèveraient immédiatement. Les dépôts jurassiques que nous venons de >

voir se former horizontale-

Mer criuc^t r^ 1 h h. ^^^^ ^® trouvout maintenaiii

'"'' ,r>-\^,t^Êk. redressés, fig. 370, et le ter-

rain crétacé inférieur, § 270, h gfdcba g'est ensuite formé en cou-

n« Soulèvement, système de laCôte-d'Or- ches horizontales SOUS les eaux

qui battaient leurs pentes ou leurs escarpements. Ce système, I , est parfaitement distinct en France, où il se montre presque sans interruption depuis le pays de Luxembourg jusqu'à la Rochelle, et dans toutes les crêtes des monts Jura. Cest la direction de la chaîne de la Côte-d'Or et du Morvan , et si la dislocation a suivi dans le Beaujolais les anciennes fractures du système du Rhin, on la retrouve en Forez, dans la chaîne du Pilas, dont les anciens dérangements remontent au moins à l'époque du Hundsruck, et au pied de laquelle tous les terrains houillers sont divisés par des failles qui ont toutes la direction S.-O. C'est ce système qui a soulevé, disloqué tout le bord oriental du plateau central de la France après la formation des dépôts jurassiques, qui y sont fortement relevés , tandis que sur les autres bords , il n V a pas eu de dérangements. Cela signifie que ce plateau n'a subi dans la plus grande partie de son étendue , aucun changement depuis Tépoque jurassique. Le soulèvement s'est également manifesté dans plusieurs autres parties de la France, au nord et au midi, dans plusieurs parties de l'Allemagne et notamment dans l'Erzgebirge , quoique dépourvu de calcaire jurassique, mais au pied duquel le terrain crétacé inférieur s'est déposé en couches horizontales. On le retrouve dans les falaises du Vicentin , au pied desquelles les dépôts crétacés inférieurs se sont également formés.

§345. Douzième soulèvement, syntème du monl viso. — Les Alpes du Dauphiné présentent des indications très-prononcées d'un système de redressements et de fractures dirigées N.-N-O.,

Fig. 371. , dans lequel les dé-

„,,,,, r^ 1 h h pots crétacés inférieurs sont

Mer crétacée / \ ' '* rymhkÉL

supérieure. Zl^ /^^"^^rg^^Q^Mj. cux-mémcs compris , aussi ^^- --^-^— -^T^^^sy^^^ÇC^T^^^^ bien que les dépôts jurassio n m i h gfdcba ques, fig. 37i . Les terrains

i2« Soulèvement, système du mont Viso. crétacés Supérieurs représentés par descouches à nummulites, §280, rarementpardu calcaire gris et compacte, sont alors les seuls qui se trouvent en couches horizon-

ÉPOQUES UEL.ITIVKS DBS SOCLÉYEMENTS. 301

Ijaleâ, comme oa le voit pour l'un au col de Bayard, pour l'autre au

Pcol Maurin. Des séries nombreuses décrètes redressées et des dislo-

^-eationsse trouvent au sud de Grenoble dans la direction de ce sys-

s elles sont souvent masquées par des accidents suImè-

pients, et surtout par le grand événement qui a donné à cette cbaino

f relief que nous voyons aujourd'hui. On les suit au nord du

teuphiné dans les montagnes qui lient les Alpes au Jura jus-

s du pontd'Ain et même jusqu'à Lons-le-Saulnier.

A encore la direction que l'on trouve dans de nombreuses lignes

B fractures et de crêtes redressées du terrain crétacé inférieur de-

Miis nie de Noirmoutiers dans la Vendée, jusqu'au royaume de

valence, en Espagne, à travers les Pyrénées, Ce même mouvement

du sol a délermioé la principale direction des cotes d'iLalie, ainsi

qu'un système de crêtes très-élevées en Grèce, dont le Pinrie fait

g 316. TrelElémti sanlèvemf^Bt, syittènie des Pyréncei

f rapprochi dont il ne diffère que de trois

de celui des Ballons, g 339, legrés; mais ici tout le terrain crétacé supérieur lui-même, §276 à 380, se trouve relevé fig. 372, même à des hauteurs considérables, formant de grands escarpements dans le haut de quelques vallées, . Le dépôt qui s'est alors formé s, appartient au calcaire parisien, ordinairement les terrains terpeu d'étendue à la surface de la "~ ■ il résulte qu'à

13* Sovlévfmml, iyatè

surtout du câté de l'Esp

horizontalement dans les

§ 383, par lequel

tiaires. Or, ces dépôts offrent

France, nous pouvons même dire de l'Europe

l'époque pyréné<!nne, la plus grande partie de notre continent s'est

trouvée tout à coup élevée au-dessus des eaux et amenée à l'état

de terre ferme , § 328.

Non-seulement toute la cbatne des Pyrénées, ta»t en France que dans les Asturies , appartient à l'époque desoulèvement dont nous Laous occupons, mais encore celles des Apennins, des Alpes Ju- ■fannes, les Karpatbes, lesBalkans et jusqu'aux montagoes de la pettâce. On retrouve la même direction dans les nombreuses dislo- I Cations et déniidations qu'on remarque en Allemagne, dans le nord de la France, comme dans le Boulonnais, le pays de Bray, et dans le Wealda de l'Angleterre, g 271, d'où il résulte que cette catastrophe a été une des plus grandes et des plus étendues à la sur- ( fece de l'Europe, nous pouvons même dire du monde entier.

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