ETAT DB L EUROPE AUX DIVERSES ÉPOOUBS
larundétroit, ou plutôt des terres à demi submerges, avec la mer le Guyenne et de Gascogne. Celle-cicommuniquail parut) autre déroit au piod des Pyrénées avec un lac qui allait de Mai-suille vers ■angres résultant encore d'un afiaissement des terrains précéderait émergés. Toute la Suisse s'est égateoiont affaissée, aussi bien |ue la contrée du Rhin et celle du Piémont, offrant dès lors des caa qui communiquaient avec les mers d'Italie, de Hongrie, d'Alle- >De, etc. Un vaste lac existait aussi en Auvei^ne, de Moulins à ïrioude et Montbrison. Par opposition, il s'est fait aussi çà et là pielques soulèvements dans les mers de l'époque parisienne, sur Dute la c6Ee d'Angleterre, dans l'Ile de France, en Picardie et en telgiquB, où le terrain échappa à la formation de molasse. Les emjmenls de Londres et de Paris furent alors mis à sec, et il en e même de Bordeaux, où toute la partie nord de l'ancien golfe tat soulevée au moment où les terres du sud s'enfonçaient.
S 371. La catastrophe dont nous venons do voir l'action à la taiiace du sol fut accompagnée d'un nouveau changement dans la série dea étris organisés. Dès ce moment les mers ne renfermaient plus ni lo cerithium giganleura, ni un grand nombre d'autres es- ^ces de mollusques qui se trouvaient dans les mers de l'époque wécédente; tandis qu'au contraire il y en avait d'autres qui étaient )eaucoup plus analogues à celles de nos mers actuelles. Les terres jDnt alors offert de nouvelles espèces de paleolherium ; mais, ce qui 'est plus important , elles présentèrent alors , pour la première fois , >divers autres genres de mammifères, tels que les mastodontes, ?g203, et le dinoilierium giganteum, qui devait avoir ài peu près la forme fig- 388 , ainsiquéles rbinocéros, les bippopotames, lessingos,
Fig. 388. ReslavTOltcn du dinolhtrivii gigotilKim.
et plusieurs rongeurs, comme castor, écureuils, elc.,donlon n'avait , pas encore trouvé de traces, La Dore était composée principalement J de conifères, avec des dicotylédones, qui cependant n'avaient sî
GEOLOGIE.
(loulc pas encore le développement qu'elles prirent à ré[K)que suivante. 11 existait encore des palmiers, dont on trouve les débris dans les dépôts de lignitcs , particulièrement dans ceux de Liblar près de Cologne, ainsi que dans les plâtrières d'Aix , en Provence. § 372. lÉpoque sulmpeniftliie. — Lors du soulèvement des Alpes occidentales, § 348, le sol compris entre Constance et Marseille, a pris tout à coup une hauteur considérable, et une grande partie du relief qu'il présente aujourd'hui. Tout ce qui se rapportait à la molasse fut alors mis à découvert sur le continent européen , et les limites des mers furent encore une fois déplacées , fîg. 389. Sur le
sol de la France les lacs de l'Auvergne disparurent ainsi que le canal de la Suisse; la communication 50 de la mer avec le Languedoc et le Dauphiné s'eflfaça et il ne resta qu'un lac étendu de Langres jusqu'à Valence. Un autre lac b^ocoup plus petit se forma en Provence, de Sisteron ao 45 Verdon qui se jette dansia Durance. Il resta le canal d'Alsace, qui correspondait à l'Océan, et celui du Piémont, allant rejoindre les mers qui baignaient alors les Apennins.
La flore, d'après les dé-
â — BiMiieuum
^ Pfirpignam,
Fig. 389. France à Vépoque subapennine.
bris jusqu'ici observés, paraît n'avoir été alors formée en France que de conifères et de dicotylédones, et les mers ne renfermaient guère alors que des animaux de l'époque actuelle.
Ce fut peut-être à cette date de la création qu'apparurent les grands carnassiers des genres ursus, hyena, felis et canis qui habitaient lescavernes*, et avec lesquels se trouvaient des éléphants, des ruminants, des chevaux, des rongeurs, etc , dont ils faisaient leur proie. Peut-être y avait-il aussi divers grands éden tés, dont on a trouvé les traces dans les cavernes du Brésil , quoiqu'on soit porté à les regarder comme appartenant plutôt à l'époque du diluvium.
' Divers géologues regardent les cavernes h ossements comme ayant été remplies par des eaux qui y ont entraîné les débris animaux.
ETAT DE L UUHUPB AUX DIVERSES ÉPOljtlGS.
§37J.£r*4B*i'> «ilnfi"». —La grande catastrophe des Alpes principates , §349,onforfflant4out«â leschalues qui s'étendaient du Vulaisen Autriche, a e>:haussé également tout le sol de l'Europe, cl déterminé la plus grande partie de son relief actuel. C'est de cette époque que date la séparation de la France et de l'Angleterre par uoe rupture opérée entre Brest et le cap Lizard . le partage des eaux entre l'Océan et la Méditerranée , et la dernière configuralion de celle-ci par l'affaissement des terrains qui s'étendaient au sud do Marseille depuis l'époquo parisienne. En général , c'est probablement alors que les mers furent limitées, à peu de chose prés, comme nous les voyons aujourd'hui, fig. 390, à l'exception rie quelques lambeaux d'alluvions anciennes qui ont étémisesensuile à découvert par le soulèvement dû Ténare, et peut-être par les tremblements de terre de notre époque, ou les sou lève menu progressifs.
Le» rflMa produits par cette grande rstastrophe , nooB monlrwi qu'en Europe, d'ënurmca rourants d'eau ont dû s'établir alorailiiij lùutei tes directions, et sillonnar tous les dépôts qui sn trouninl émivgés. Uais la masse des eaux rournies par les lacs de l'époqw pnk'Menlo, dont les digues ont sans doute été rompues imek bouleversement, n'est pas en rapport avec l'étendue des résullati accuinplJn, et il faut que la quantité en ait él^ prodigieusenNi arcmu par quelques circonstances inconnues jusqu'ici, qii'oopnl attribuer {leut-étre à la Tonte subite d'immenses dépdts de ui^ accumulées antérieurement sur les Alpes occidentales, oa i lis pluies lorrentielles longtemps cunliouées, ou enfin à àe ffmA" oscillittions des luers , S ^3- O^oi qu'il en soit, les couranU qui» formèrent alors, en sillonnant la surface des terres, en ont (n» porté les débris de toutes parts ; de là les immenses allaviiHai vallée du Rhdne, de la Crau, des plaines de la Lombardie,dai de la Bavière, de la vallée du Rbin, etc. De là aussi l'eii plusieurs de nos grandes vallées , la configuration deraiiR^ autres, ainsi que les érosions et les dénudalions que nous >| vonsenlantde lieux différents, % 175, 2U.
§374. Le soulèvement général du sol, les aflaisscments parUellr' la formation et l'érosion des vallées actuelles, la délimitation de mers, telles qu'elles se présentent aujourd'hui, ne sont paaie wules conséquences de l'apparition des Alpes principales. Cegnul bouleversement des terres, qui s'est étendu sur une grande pai* duglobc, depuis la hauteur de l'Espagne jusqu'au centre de l'Asf, § 351 , a été suivi du refroidissement de ces contrées , et de la ditparilion de la plupart des êtres organisés qui s'y trouvaient prudemment. Depuis lors, en elltet, les palmiers ont compléteioetii cessé de végéter en Eiirupe, et les plantes dicotylédones se «ni prodigieusement accrues. Les éléphants, les rhinocéros, les panthères qui venaient de paraître dans celle partio du monde, §3'i, s'y sont alors lolalement éteints; et si l'ours dos cavernes trouva son analogue dans nos ours actuels, talaille, du moins, a ton»dérablement diminué. La forme de l'Europe a de nouveau complètement changé, et elle s'est trouvée remplacée par celle que noib connaissons aujourd'hui. Peut-être a-l-il paru alors dans certainB parties de la terre divers animaux , dont les dépota précédents n'ooi oITort aucun reste; tels sont surtout les grands édentés donloi trouve les débris dans les dépôts diluviens de l'Amérique méridionil' où il^nurontétéensovelis dans unedes convulsions partielles qui oui probablement suivi celle desAlpes principales. A leur léte se trou veiil> d'une part, les holophorus, pacliylherium, chlamydotlieriura , e(f..