I, ETAT DE LEL'BOPE AUX DIVERSES EFOQUES
tous au moins de la taille d'un bœuf, et couverts, comme les animaux du genre tatou , d'une cuirasse osseuse, flg. 392; do l'autre, des animaux analoguesà ceux dugenrebradype ou paresseux, rig.?91, tels que le mytodon, et surtout le mégalherium , g 306, de la (aille des plus grands éléphants. Celui-ci devait èlre un animal très-robuste, mais lourd dans ses mouvements comme ses congénères actuels , et dont les liabitudes devaient être analogues aux leurs, se X (ie fruils, de feuilles, de racines.
Tout porte à penser que c'est seulement au temps de calme qui suivit la calastropbe des Alpes principales, qu'on doit rapporter l'apparition de l'Iiomrae sur la terre. En effet, d'un côté, il D'y a pas même de débris humains dans les dépôts émergés qu'on a trop légèrement nommés diluvium, en les attribuant au déluge , car on De peulcompter les squelettes de la Guadeloupe qui sont de l'époque moderne, § HS ; d'un autre cûté, le» animaux dont alors l'existence a commencé sont précisément ceux avec lesquels, depuis les temps historiques , l'iiomme a loujoura vécu.
g 375. époque maderiw. — Depuis le soulèvement des Alpes principales, il ne s'est fait aucun grand bouleversement sur lo sol de l'Europe, L'événement du Ténare , § 350 , qui s'est partiel ment maniresté dans la Morée, n'a laissé ailleurs que de faibles traces , quoiqu'il ait cependant affecté en Sicile des dépôts qui renferment des traces d'une industrie récente , ce qui prouve qu'il est postérieur à l'appariiion de l'homme sur la terre. Il n'y a eu, d'ailleurs, que quelques faiblos mouvements de la surlace lerrestrp qui ont été produits pendant les tre.mblemcnis de terre, % 3i, 1€3 ^^86. H est à croire du reste i|ue c'est de la période moderne <V
dsttnl It ftntnaticn du Vésuve, de l'Etna, elr., H ndle lie» volcans récontsde l'Auvorgnc, du Velsy et liu Vitatu (330. dont la belle conservation atU>ete lu postf^riorilé aux gniuJa déoudationa de l'époque diluvienne.
C'Cït iJe r#pi>i]ue moderne que parait dater le commencmnl de tout ce qui ^ passe aujourd'hui sur le globe; les dunes, leoF (lonslilUjruui, lereniplissa<:esuccessirdeslagunesrest^ ' l«ir rooverâion en délias, toua phénomènes qui se cDntinuH exai-lrineot aujourd'hui comme ils ont fait jadis, et qui peunri dès lors srrvir ite chronotnétres , pour établir la durée de I» pénude danà laqiH^lle nous vivons. Le peu de largeur de l'espace emik ]iar lo^ilunes, SH7, tOK, relativement â la plus petite ra|iidlléq* l'an puisse uilniettro dans leur marche, no peut Taire remonlsk coDimeneementiles choses actuelles qu'à un temps très-peu rMnUj un très-petit nomtire do milliers d'années. Les deltas conduiîenti' même résultai, cl la petite étendue des dégâts causés dsniike no ta^noxelsur les côtes, par tous les éléments réunis, attestent W le peu d'antiquité de l'état actuel du globo. Nous ne pouvons gnM remonter par les considérations géol triques, plus loin que pari'tttaire mémo , el établir une durée de plus de six à huit mille 837e, S'il eetévidont qu'il nes'est presquerien passéeti uprèfl lo grand événement des demiiveâ Alpes, peut être n'en Ml pad de même dans les autres parties du inonde. On peutgoupfonHf en effet, d'après les observations que nous possédons, qu'rair grande partie de l'immense bourrelet montagneux (pii longe I'Axkrique, et qui traverse l'Asie du Kamtschatka â l'empiroBiruan, S 10, est le résultat d'une catastrophe beaucoup plus cécente. b système de montagnes offre du moins le trait le plus étendu, lepln tranclié , el pour ainsi dire le moins effacé de la configuration ei»rieurede la terre. C'est là que se présente aujourd'hui le plus gni»! nombre de soupiraux volcaniques en acliviié, et parcouséquentli communication la plus étendue, la mieux conservée de l'inlérioir du globe à l'extérieur; peut-être aussi la plus grande masse do p(vduits volcaniques que l'on connaisse.
llKSt(LT*TS GKnénAUX.
g 377. Bel»»'' — Les apparitions successives des jçrawte chaînes de montagnes ont produit, comme nous l'avons claii^ ment reconnu , de grands bouleversements sur les diverses part* de la terre qui en ont été tour à tour lo théâtre. Mais il est éviitetl quelle telles catastrophes, du moins celles fjuioni été d'une gratul*