‹ MinéralogieChapitre 31 sur 160 · ÉCLAT · texte numérisé non relu

ÉCLAT

g 400. Lorsque la lumière se réfléchit à la surface d'un corps, il se produit deux effets : l'un qui reporte à l'œil l'image des objets, c'est la réflexion propre , l'autre , en vertu duquel l'œil aperçoit le corps lui-même, et, nonobstant les couleurs, en reçoit une impression particuUère. C'est cette impression qu'on nomme Véclat du corps , et au moyen de laquelle nous distinguons une multitude d'objets les uns des autres : par exemple , une plaque d'acier poli d'une plaque de verre , un morceau de cire d'un morceau de résine, etc. On a dû s'en servir également pour la comparaison des diverses substances minérales, et on distingue principalement alors Véclat métallique, Véclat vitreux, Véclat résineux, l éclat gras, Véclat nacré, Véclat soyeux, qui n'est que l'état nacré accompagné de la structure fibreuse. On admet aussi différentes variétés, qu'on désigne par des épithètes, comme demi-métallique, demi-vitreux, etc.; on dit encore éclat métalloïde pour désigner 1 apparence métallique que présentent certaines substances pierreuses. L'éclat du diamant a quelque chose de particulier qu'on ne trouve que dans un trèspetit nombre de substances.

L'éclat est souvent fort variable dans le même corps, en sorte gu'il ne peut servir à distinguer exactement une substance de

PROPRIÉTÉS OPTIQUIS. 75

toutes les antres. Cependant il ne varie jamais de l'éclat métalli(iae à l'éclat viU'eux; et, sous ce rapport, il peut avoir quelque utilité.

ASTÉRISHE, CERCLES PARHÉLIQUES, COURONNES.

g 404. Asiérimne. — On connaissait depuis longtemps une variété de saphir, qui montrait , par réflexion devant une vive lumière, une étoile brillante à six rayons. Plus tard, on s*est aperçu que le même phénomène avait lieu par réfraction, en regardant la lumière d'une bougie à travers la pierre. On vit ensuite que plusieurs substances donnaient également des étoiles, à branches plus ou moins nombreuses. M. Babinet a rattaché ces phénomènes à ceux des réseaux dont voici les faits analogues.

Lorsqu'on regarde la lumière d'une bougie à travers une lame

de verre sur laquelle on a tracé des stnes parallèles', fig. 360,

Page 1