on voit des deux côtés de la flamme une
bande lumineuse perpendiculaire à leur direction. Quand les stries sont croisées à angle droit , on aperçoit deux bandes lumineuses croisées de mc^me, et , conséqaemment, une étoile à quatre rayons rectangulaires; c'est ce qu'on peut voir en regardant la lumière à travers un linge fin. Avec trois séries de stries, fig. 36i, on a trois bandes, et, conséquenmient, une étoile à six rayons, etc. Grénéralement, il y a autant de bandes lumineuses que do directions de stries, et les angles des bandes entre elles sont précisément ceux que présentent les stries elles-mêmes.
Des structures semblables dans les minéraux produisent les mêmes eflbts. Ainsi , quand on trouve des substances susceptibles ù& chatoiement par réflexion, on reconnaît qu'elles sont fibreuses, à Gbres plus ou moins fines, et que c'est perpendiculairement à ces Gbres que se montre la ligne de reflet lumineux qu'elles présentent. Le gypse et le carbonate de chaux fibreux, le quarz fibreux, le quarz asbestifère ( œil-de-chat], etc., présentent ces efl'ets d'une manière saillante.
En examinant au microscope les corps astérisants, on y découvre
Hossi le plus souvent des structures correspondantes. Ainsi , une
^ plaque coupée perpendiculairement à l'axe d'un prisme hexagone
de saphir, présente des stries qui forment entre elles des triangles
* Cne lame de yerre sur laquelle on a passé le doigt légèrement bumide produit le ■ime effet.
équilatéraux : elles doivent donc donner des étoiles à six rayons ; un prisme d'émeraude est dans le même cas, etc. Un prisme carré d'idocrase présente sur ses bases, au microscope, des lignes rectangulaires, et il donne, en effet, des étoiles à quatre rayons rectangulaires. Un prisme de sulfate de baryte présente deux systèmes de lignes qui se croisent obliquement, et il produit une astérie à quatre branches qui se croisent de même, etc.
L'espèce d*astérisme que présente une substance peut donc nous donner sur sa structure intérieure des indices qui nous échappent de toute autre manière. Ainsi , on doit conclure que les prismes de saphir et d'émeraude sont formés de prismes triangulaires équilatéraux; que les prismes d'idocrase sont formés de prismes carrés, que ceux de sulfate de baryte sont formés de prismes rbomboïdaux, etc. Ce qui prouve, en effet, qu'il en est ainsi , c'est qu'une plaque coupée dans ces corps parallèlement à Taxe ne produit qu'une seule ligne lumineuse ; ou tout au plus deux lignes rectangulaires dont l'une correspond au clivage de la base.
Les observations, en se multipliant, nous donneront sans doute quelque jour des r^ultats importants, et l'on verra probablement pourquoi certaines substances, le quarz, par exemple, malgré leur analogie avec d'autres, ne produisent pas d'astérismes ; on déterminera la forme et la disposition des molécules qui conviennent au grenat trapézoèdre pour produire des étoiles à six rayons inclinés de 60*^, lorsqu'on le taille sur certains angles, et des étoiles à quatre rayons inclinés de 60 et 120*^ sur d'autres ; pourquoi il n'en est pas de même dans d'autres substances du système cubique, etc. ; pourquoi enfin les différentes formes d'une même substance offrent à cet égard des dispositions diverses, et quels sont les rapports qu'elles peuvent avoir entre elles.
§ 402. cereie parhéllqae. — Toutes les substances astériques produisent encore un autre phénomène qui tient aux systèmes de stries parallèles à l'axé, déterminées par les arêtes des molécules prismatiques composantes, sur lesquelles la lumière se réfléchit aussi en traversant la pierre. Ce phénomène consiste en un cercle lumineux passant par la flamme qui sert de point de mire. Non-seulement il a lieu dans les substances cristallisées, mais il se voit encore dans toutes les matières irrégulièrement fibreuses, à fibres parallèles, taillées perpendiculairement à leur direction.
§ ^ 03. coaronnes. — Lorsque les substances sont composées uniformément de fibres régulières, parallèles, et qu'on taille des plaques perpendiculairement à leur direction, on voit à travers ces plaques une couronne circulaire autour de la lumière qu'on prend