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ESSAIS CHIMIQUES DES MINÉRAUX

§ 4 31 . •bsenrations générales. — Les opérations nécessaires pour reconnaître la nature des corps peuvent toujours se faire sur des parcelles infiniment petites , de manière à n'avoir besoin que d'une petite table pour tout laboratoire, à n'employer qu'une goutte d'acide quand cet agent est nécessaire , à évaporer en quelques minutes les liquides surabondants , sans en redouter les vapeurs. Sous ces conditions , les essais les plus compliqués peuvent

ISSAIS CHIinQDIS.

sefiiire partout et dans un temps très-court, que l*habitude de distinguer lesminérauz peut même iniîuiment réduire. Lesinslniments, les ¥ases , les réactife se réduisent alors à de si petites proportions, qu'on peut ayec facilité les transporter en voyage.

% 432. M— tinMiralB Pour opérer la Aision des corps, avec ou sans réactifs, on se sert du chalumeau^ ou tube courbé employé |)ar beaucoup d'ouvriers pour souder les métaux ; on en dirige la |)ointe sar la flamme d'une lampe ou d'une chandelle, et, en souillant, on

projette un dard de flamme extrêmement artif, fîg. 366, devant lequel un grand nombre de corps x^^ -^l peuvent se fondre. Le chalumeau, formé d'un tube \ conique de fer-blanc et d'un petit tube transverso

\ I placé à une certaine distance du fond, fig. 367, est \ Il très-convenable, parce qu(» s'il s'introduit un peu *^ "de salive, elle n'est pas projetiV) sur la pièce

d'essai : en renversant le tube, elle s*égoutte facilement.

Pour chandelier , on peut avoir un tube de ferblanc rempli par un ressort à boudin, fig. 368, au-dessus duquel on place un bout do chandelle dont la mèche vient sortir par l'ouvortiiro. La partie supérieure do co tube doit présenter une cavité qu'on remplit de suif destiné ù préserver la chandelle d'une trop grande chaleur.

Remarquons qu'en chauffant un corps à l'extrémité du jet do flamme et au contact de l'air, on Toxyde de plus en plus s'il en est susceptible ; en lo chauffant, au contraire, dans l'intérieur de la flamme, dont il est alors partout entouré, le corps se désoxyde i«r Faction de l'hydrogène carboné. Ces deux manières d'opérer se distinguent, la première sous le nom de feu d'oxiidation^ la seconde sous le nom de feu de ràluction.

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