‹ MinéralogieChapitre 44 sur 160 · Pour soumettre un corps à l'action du feu, on le · texte numérisé non relu

Pour soumettre un corps à l'action du feu, on le

place quelquefois tout simplement à Textrémité d'unepince, fig. 369, forméed'unfd de fer tourné de manière à faire ressort, et dont les bouts sont terminés par des fils de platine. Plus souvent encore on met ce corps sur un charbon^ ou bien sur une feuille mince de platine qu'on emboutit en forme de capsule à une do ses extrémités, pour opérer plus facilement avec les réactifs. Quelquefois alors on emploie de très-petites coupelles, qu'on place dans un trou du charbon, et sur lesquelles on met la matière d'essai avec le ^OTkâssA..

Ce dernier procédé a Tavantage de pouvoir conserver le résultat de Tessai en collant la coupelle sur un carton.

Quand il s'agit d'évaporer des liquides, on se sert de très-petites capsules minces de porcelaine, ou mieux de platine, qu'on place sur un support en fil de fer courbé à angle droit et terminé en anneau, qui peut s'adapter au chandelier par sa portion verticale, fig. 370.

Si Ton a besoin de traiter une substance à chaud par un acide, on emploie, pour éviter une évaporation trop rapide, un petit matras en verre souf- ^ yo fié, fig. 37^ , ou simplement un tube droit fermé à

9oU l'extrémité ; on soutient ce tube auprès de la

flamme de la chandelle au moyen d'une pince de fil de fer fixée à un bouchon, a, qu'on enfile sur la branche du support précédent.

Pour récolter les matières susceptibles de se sublimer par la chaleur, on emploie des tubes courbés et fermés à l'extrémité la plus courte, fig. 372, où l'on place la pièce d'essai ; on chauffe alors cette partie plus ou moins, et la matière volatilisée se condense à la partie supérieure qu'on tient à la main.

Souvent les matières renfermées dans le corps ne sont pas immédiatement volatiles, mais peuvent le devenir par l'oxydation; on emploie alors un tube ouvert, fig. 373, à l'extrémité inférieure duquel on place le corps, et on le chauffe au feu d'oxydation. La matière volatile formée se porte alors vers la partie supérieure, s'y dépose ou se fait reconnaître par son odeur.

Quand on a indispensablement besoin de filtrer, ce qu'on doit en général éviter, on se sert d'un très-petit entonnoir de verre soufflé dans lequel on place un cornet de papier. On soutient l'entonnoir sur un fil de fer coudé et terminéen anneau, qu'on fixe dans une plaque de liège qui sert de support à la capsule où l'on reçoit le liquide clair, fig. 37i. On évite presque toujours la fillration en tirant le liquide à clair ; pour cela ^ on met dans la capsule qui le renferme une petite bande de papier Joseph , a, fig. 375, qui fait alors l'office de siphon. Quand on veut laver un précipité, on place une capsule d'eau distillée au-dessus de la première et on établit l'écoulement par un autre siphon.

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