‹ MinéralogieChapitre 45 sur 160 · ESSAIS CHIMIQUES · texte numérisé non relu

ESSAIS CHIMIQUES

Joignons à ces petits instruments un Irèâ-petit verre à patte, dont on a rarement besoin, quelques verres de montre, des lames de Terre^ de cuivre, d'étain, de zinc et de fer, dont nous verrons plus tard l'usage; enfin quelques petits tubes en verre plein, pour agiter. Un petit marteau n*est pas inutile; mais on peut toujours y suppléer; il en est de même d'un petit mortier d'agate pour pulvériser les corps durs.

On se procurera enfin la série des réactifs dont nous allons nous servir et dont la plupart peuvent être pris, si Ton veut, à Tétat solide.

S 433. Conduite iféiiérale de« e«»aln. — Pour arriver le plus promptement possible à la connaissance de la composition d'un corps, il est nécessaire de suivre une marche régulière dans les essais qu'il faut tenter. Parmi toutes les méthodes qu'on peut imaginer, j'ai préféré celle qui consiste à chercher d'abord la nature du corps électro-n^atif que peut renfermer la substance, et à procéder ensuite à la recherche des bases. Je ne me suis pas borné uniquement à employer la voie sèche ou la voie humide; mais j'ai mêlé ces deux moyens d'exploration, pour lever les incertitudes de l'un ou de l'autre et éviter des longueurs ou des difficultés.

On commence souvent par essayer si le corps proposé est fusible ou infusible, ce qui suffit quelquefois pour se décider entre quelques substances à l'idée desquelles on a été conduit par la première vue du minéral. C'est ainsi, par exemple, qu'on peut se décider entre un rubis et un grenat, le premier étant infusible, le second fusible ; ou bien entre le cristal de roche et l'émeraudo incolore, qui sont dans le même cas; entre le platine et l'argent, etc. Mais cet essai ne dit rien de positif relativement à la nature du corps, qu'il faut examiner plus attentivement.

Les réactifs doivent être au plus grand degré de pureté possible, et il faut avoir la plus grande attention à ne pas les salir, soit en plaçant les bouchons au hasard sur des corps qu'ils pourraient enlever, soit en portant les tubes, dont on se sert pour les prendre, d'un flacon dans l'autre, sans les avoir exactement nettoyés. Pour éviter ce dernier inconvénient, chaque bocal ou chaque flacon doit avoir son tube particulier, et fixé dans le bouchon même lorsque celui-ci est en liège; il faut alors avoir soin de remettre chaque bouchon a sa vraie place, et pour cela il convient de tout numéroter. On ne doit jamais toucher les liqueurs d'essai avec les tubes, et il faut y faire simplement tomber les réactifs.

Nous avons fait faire, pour renfermer les acides et les réactifs liquides, des flacons terminés en pointe, avec une ovneTVwcç> ç-v

pillaire, qui se recouvrent par un capuchon de verre sur lequel ils sont rodés, fîg. 376. Pour les remplir, il suffit de les chauffer et de plonger ensuite le bout dans le liquide. Pour s*en servir, on les prend à la main, dont la chaleur suffît pour dilater Tair et faire tomber une goutte de liquide en les renversant. Ces flacons ne laissent dégager aucune vapeur lorsqu'on a soin de graisser le capuchon par en bas*.

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