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III. Spécification minéraiogique

b. Structure d'association.

152 MINÉRALOGIE MIGROGRAPHIQUE.

avant la solidification définitive de la roche, subissent des actions mécaniques et chimiques, et par suite se montrent le plus souvent brisés et corrodés.

2° Deuxième phase de consolidation; formation d'une seconde série de cristaux généralement plus petits que les premiers et souvent allongés (microlithes, micro-granulite, micro-pegmatite, cristallites) . Prise en masse du magma.

3' Actions secondaires immédiates.

li" Actions secondaires médiates.

Les deux premiers temps de consolidation sont de beaucoup les plus importants ; ce sont eux que nous invoquerons exclusivement en général dans cette classification ; car, abstraction faite des serpentines, les actions secondaires conduisent à des types dépourvus de fixité dans les roches éruptives. Nous considérons la première consolidation comme antérieure à l'arrêt définitif de la roche, tandis que la seconde consolidation jie s'est produite que pendant et après les derniers mouvements qui ont accompagné l'émission éruptive. Une partie des éléments de ce second stade est même postérieure au dépôt de la roche dans son gisement définitif. structures granitoïde Daus la séric grauitoïde aussi bien que dans la série trachytoïde, les

et trac ytoi e. ^^^^ stadcs dc consolidatiou sont manifestes ; mais tandis que, dans ces deux catégories de roches, le stade de première consolidation s'est effectué à peu près dans les mêmes conditions et a donné des cristaux de même apparence, le second stade s'est produit dans des conditions différentes de part et d'autre, et c'est à cette diversité qu'il faut rapporter la division que nous avons introduite entre la structure granitoïde et la structure trachytoïde.

Dans les deux séries, les cristaux de seconde consolidation se distinguent de ceux de première consolidation par ce fait qu'ils moulent ceux-ci. Dans la série granitoïde, ils sont intacts et n'ont subi que des mouvements à peine sensibles. Dans la série trachytoïde, la structure fluidale, qu'on observe en général, atteste que les éléments de deuxième consolidation ont participé aux derniers mouvements de la roche. Ils sont cependant à peu près intacts et se distinguent en outre par leurs petites dimensions.

Un des deux stades manque normalement dans certaines roches ; ainsi dans les péridotites et les Iherzolithes, c'est le premier; dans certaines obsidiennes, c'est le second.

Dans d'autres roches, l'un des stades prédomine de beaucoup par rapport à Tautre; tels sont les granités et les granulites, dans lesquels d'ordinaire le deuxième stade est de beaucoup le plus important.

De ce qui précède, nous pouvons conclure que le second temps de consolidation est le plus caractéristique ; la nature des éléments minéralogiques qu'il a produits, est habituellement liée d'une façon intime à celle des minéraux du premier temps de consolidation, de telle sorte qu'au premier abord on pourrait penser qu'il est indiflférent de se baser sur l'un ou sur l'autre des deux stades. Mais la structure d'association dépend bien plus intimement du second ; c'est lui qui est venu en dernier lieu, et qui, par suite, a fortement imprimé son cachet à la roche.

Le groupe granitoïde est en majeure partie composé d'éléments cristal- Groupe granitoide. lises produits pendant le second temps de consolidation; il exclut dans le magma tout élément amorphe ; il exclut aussi les microlithes de seconde consolidation, les cristallites et autres productions analogues.

On peut y distinguer trois subdivisions :

i» La structure granitoïde proprement dite, dans laquelle tous les cristaux sont à peu près d'égales dimensions dans tous les sens ;

2" La structure pegmato'ide, qui suppose la cristallisation simultanée de deux éléments récents et leur arrangement régulier;

3° La structure ophitique, dans laquelle les cristaux de feldspath s'allongent suivant l'un des côtés de la face g^, formant ainsi un type de passage vers les roches microlithiques.

Il est intéressant de remarquer que les cristaux des roches du groupe granitoïde, bien que généralement formés pendant le second stade de consolidation, ressemblent, par leurs grandes dimensions et leur structure élémentaire, aux cristaux de première consolidation du groupe trachy toïde * .

< . Dans le groupe granitoïde, pour nommer une roche, il n'est pas nécessaire d'arriver à un

Groupe trachytoïde. Lc gvoupe trachytoïde est caractérisé par la distinction plus nette des

cristaux de première et de seconde consolidation, par l'adjonction fréquente d'un magma amorphe, enfin par le développement normal de la structure fluidale.

Nous y distinguerons trois types, suivant la nature du magma englobant les cristaux de première consolidation :

1° Type pétrosiliceuxj caractérisé par des traînées et des sphérolithes d'une matière finement nuageuse, dont les propriétés optiques sont celles d'une calcédoine à grain très fin, chargée d'opale, et qui comprend en outre les éléments chimiques d'un feldspath. Ce type est celui des roches les plus acides de la série.

2" Type microlithiquey caractérisé par le développement de nombreux microlithes appartenant aux feldspaths (allongement suivant l'arête pg^) et à d'autres espèces minérales très répandues, qui peuvent, comme l'augite et le fer oxydulé, se présenter en microlithes granuleux. Nos expériences récentes prouvent que la plupart de ces microlithes sont de formation purement ignée, à la façon des pyroxènes dans les laitiers de haut-fourneau, et cette observation fait pressentir la cause originaire qui sépare les structures granitoïde et trachytoïde.

3° Type vitreux, dérivé des deux types précédents par prédominance de la pâte amorphe.

En considérant simultanément (troisième caractère, a), d'une part, les éléments blancs ou non ferrugineux, de seconde consolidation, d'un roche ; d'autre part, les éléments ferro-magnésiens dominants, nous constituons des subdivisions détaillées qui se rangent dans un tableau à double entrée, lequel représente en définitive le résultat de cette étude. Nomenclature. Nous avons évité l'introduction de toute dénomination nouvelle ; nous

nous servons des noms anciens pour désigner chacun des types rentrant dans les différentes cases du tableau.

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