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OPALE

il n'est pas rare de les voir présenter des contours grossièrement hexagonaux, et alors il est difficile de distinguer l'opale de la tridymite, qui l'accompagne d'ailleurs fréquemment.

Les opales nobles présentent des reflets chatoyants qui les ont fait utiliser dans la bijouterie; on a eu recours à de nombreuses hypothèses pour expliquer cette décomposition de la lumière. Ainsi on l'a rapportée successivement :

1" A des cavités gazeuses alignées et comprimées, produisant des diffractions et des interférences ;

2° A des inclusions de corps organiques ;

3° A des lamelles fines de matières étrangères ; on voit, en effet, des espaces chatoyants limités par des lignes droites, et l'on peut penser que des lamelles de tridymite ne sont pas étrangères au phénomène ;

II" Mais la meilleure explication de ce reflet chatoyant consiste à supposer que des fentes de retrait, à peu près parallèles aux surfaces souvent mamelonnées de l'opale, ont été remplies après coup par des exsudations de densités légèrement différentes. On a reproduit artificiellement ces irisations en noyant des lamelles de verre mince dans un mélange de glucose et de glycérine.

Certains quartz résinites présentent des indices de la structure perlitique; on y voit des fissures sphériques de retrait emboîtées grossièrement l'une dans l'autre. Nous avons démontré directement que la silice pi. xix, %. 2. gélatineuse par dessiccation peut reproduire le même phénomène.

L'opale gélalinoïde contient fréquemment comme une poussière de Associations petits cristaux de quartz ; elle est traversée par des veinules de calcédoine. Des oxydes hydratés de fer et de manganèse la salissent souvent et se trouvent si bien vernis par sa substance qu'il faut dissoudre l'opale dans l'acide fluorhydrique pour parvenir à les attaquer.

Il n'est pas rare de trouver de petites lamelles rouge vif d'hématite anhydre au sein de l'opale hydratée. D'autres fois, elle prend une coloration pi- xviii, fig. i. verte due à des silicates de fer et se charge aussi de magnésie ; on passe ainsi à des opales serpentineuses, et c'est une question de savoir si les pro-

priétés colloïdes de certaines serpentines ne sont pas dues à une association intime de produits magnésiens avec de l'opale. Dans la ménilite, l'opale est associée à de la calcite.

L'opale gélatinoïde peut se trouver accidentellement dans toutes les roches tracliytoïdes et dans tous les terrains; mais il est remarquable qu'elle ne soit abondamment répartie que dans les roches éruptives permiennes, porphyres quartzifèrès mélaphyres (et encore y est-elle souvent à l'état pétrosiliceux), et dans les roches tertiaires et modernes, postérieures aux granulites récentes. Son gisement favori se trouve dans les rhyolithes, les dacites, les trachytes et les andésites.

C'est en général à des actions secondaires immédiates que l'on doit rapporter la production de l'opale gélatinoïde en veinules et en nids ; elles ont souvent suivi sans discontinuité la dernière période de consolidation de la roche.

Cependant les traînées pétrosiliceuses des porphyres quartzifèrès du houiller supérieur et du permien et des rhyolithes tertiaires paraissent imprégnées d'opale gélatinoïde; du moins elles contiennent une notable proportion de silice soluble dans la potasse. Cette opale serait non plus secondaire, mais primordiale et contemporaine de la période pendant laquelle la roche a coulé à l'état pâteux, en contractant la structure fluidale.

Dans les terrains stratifiés, l'opale gélatinoïde forme le ciment d'un grand nombre de grès (grès de Fontainebleau) ; elle constitue aussi de nombreuses concrétions au sein des terrains calcaires (silex de la craie, meulières du bassin de Paris) . On y trouve parfois des diatomées (arkoses triasiques et liasiques).

B.) Opale hyaiitique. V Opale hyalitique sc préscuto sous forme de petits globules réunis et

^ Tt^irtctu^r"^' juxtaposés; tantôt ce sont des sphérules à une seule enveloppe, sans action sur la lumière polarisée; tantôt on y découvre une série d'enveloppes concentriques, et alors il se développe des tensions différentes du centre à la périphérie; la densité varie ainsi que l'élasticité optique, et l'ensemble agit

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