IV. Notatio
les clivages mm sur h^.
ns minéralogiques des secti
jns.
AMPHIBOLES.
Made habituelle de l'amphibole, — La seule que nous couside'rerons ici est la macle suivant h^ avec axe de rotation perpendiculaire.
1° Zone h^ g^. — Conformément à ce qui a été dit à propos du pyroxène (page 355), les courbes d'extinction des deux cristaux sont symétriques par rapport à l'axe des x qui représente la ligne de macle. Dans le cas des hornblendes pour lesquelles h^ g^ se confond avec la normale optique, ces deux courbes elles-mêmes se confondent avec l'axe des X {fig. 105).
Zone /i' g'.
Macle suivant ft'.
Fi». 105.
2° Zone pg^. — L'axe de rotation de la macle étant perpendiculaire à l'arête h^ g\ fait avec la bissectrice b du premier cristal (fig. 105) un angle variable entre 15<» et 0°; la bissectrice b' du second cristal est donc amenée, après rotation, à ane distance angulaire de b variable entre 30° et 0°.
Zone pgK
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Fig. 100,
Il en résulte que, pour l'actinote, la courbe d'extinction du second cristal suit à 2' près Taxe des x; en d'autres termes, le second cristal s'éteint parallèlement à l'arête de zone. Pour la bornblende, au contraire, les deux courbes afférentes aux deux cristaux peuvent arriver à se confondre pour une valeur initiale de l'angle d'extinction égale à l/j° 58'; les deux cristaux maclés s'éteignent alors simultanément.
Les plans /i\ h^' et la ligne de macle sont représentés par la courbe déjà connue du plan h^; on volt que, pour l'actinote, elle sert à peu près de bissectrice aux angles d'extinction, tandis que, pour certaines hornblendes, elle se confond à peu près avec les diverses directions d'extinction (flg. 106).
Résultats pratiques. i° Homblende. — A) Dans les plaques minces de roches éruptives, la
hornblende se montre parfois en grains irréguliers, mais plus souvent en cristaux allongés suivant l'arête h^ g^. La zone h^ g^ a donc une importance capitale. L'extinction s'y fait, comme pour la zone ph^, suivant la longueur, ou au moins sous des angles très petits ; c'est une des propriétés les plus caractéristiques de la hornblende. On est prévenu qu'on a affaire à une section de cette zone, par le fait que les clivages faciles mm sont parallèles entre eux et à la longueur du cristal (fig. 99 et iOO).
B) La zone ph'^, perpendiculaire au plan de symétrie g^, donne des sections en losanges tronqués généralement par g^ ; ces troncatures sont opposées au plus grand angle mm qui, dans cette zone, peut dépasser 124°.
Les extinctions se font constamment suivant la bissectrice de cet angle (flg. 98). ,
C) Les extinctions suivant la zone pg^ ne sont pas susceptibles d'application pratique ; retenons cependant qu'elles se font aussi à peu près suivant la bissectrice des traces des plans de clivage facile.
D) Dans les cristaux maclés, le fait dominant est que, l'axe de rotation de la macle étant très voisin de la bissectrice, les cristaux maclés s'éteignent à la limite simultanément et donnent les mêmes couleurs de polarisation, quelle que soit la section. Les plans de clivage mm, m' m' restent parallèles deux à deux ; les extinctions les plus fréquentes se produisent à peu près suivant leur bissectrice commune (fig. 104).
2° Actinote. — A) Dans la zone h^ g^ , l'extinction reste à environ 15° pendant plus du tiers de la rotation du plan de zone, pour tomber ensuite à 0° dans la face h^ . Les sections allongées sont fibreuses, suivant la trace du plan h>i ici parallèle à l'allongement.
B) Zone ph\ — Les extinctions se font constamment suivant la trace
AMPHIBOLES. 373
de h^, parallèle à la bissectrice de l'angle obtus mm ; mais il convient de remarquer que l'actinote fibreuse des roches donne rarement des sections aussi nettes que la hornblende.
C) Zone pg^ difficile à reconnaître ; l'angle d'extinction reste longtemps à environ 15*^ de la trace du plan h^, et là encore l'angle de 15° est caractéristique de l'actinote.
D) Dans les cristaux d'actinote maclés, la zone h^ g\ généralement parallèle à la longueur des fibres, est intéressante au point de vue pratique ; l'extinction s'y fait symétriquement par rapport à la ligne de macle et comprend un angle variable entre 30° (maximum 80° 30' 40") et 0°. Les couleurs de polarisation doivent être les mêmes et différer seulement d'intensité (fig. 105).
Les couleurs de polarisation de l'amphibole sont moins vives que celles coloration du pyroxène et restent dans les tons jaune, vert ou brun. ®* poiychroîsme.
L'actinote^ en plaques minces, se montre d'un vert émeraude pâle ; les microhlhes sont souvent incolores. La hornblende est verte ou brune, parfois très colorée. Varfvedsonite est d'un vert bleuâtre ; enfin la glaucophane d'un beau bleu clair.
Toutes ces variétés sont sensiblement polychroïques, d'autant plus en général qu'elles sont plus colorées; on voit parfois en effet, notamment dans les diorites qui accompagnent certains gîtes de fer oxydulé (Joachim- pi. xxiii, fig. i et 2. slhal en Bohême, Les Epériaux, près Autun, dans le Morvan), et dans les dacites (Santorin), des hornblende de coloration très variable, juxtaposées dans une même plaque mince, et se faisant suite dans une même plage. L'ellipsoïde d'élasticité est le même pour toutes ces variétés, mais le poiychroîsme varie dans les limites les plus étendues.
L'absorption est maximum lorsque le rayon polarisé incident vibre parallèlement à la normale optique^ qui se confond avec le plus petit axe d'élasticité (y) et à peu près avec l'arête h^g^; on a :
Il en résulte que dans la zone h^g^ d'allongement favori, l'amphibole
Slli MINÉRALOGIE MICROGRAPHIQUE.
se comportera comme le mica, au point de vue du polychroïsme ; ses seclions les plus foncées auront les traces des clivages faciles à peu près parallèles au plan principal du nicol.
Plan principal du polariseur