IV. QUARZ— JASPE
Le quarz-jaspe se rapproche , par ses propriétés , du quarz-agate ; il est cependant moins dur, car il donne plusdifficilement des étincelles par le choc du briquet ; sa cassure est beaucoup plus terne , de même que son aspect. Il est toujours en masses plus ou moins compactes , et susceptible d’un poli plus ou moins éclatant. Sa pesanteur spécifique varie entre 2,5 et 2,8. Son opacité est parfaite. Ses couleurs principales sont le blanchâtre, le jaune, le violet, le rouge, le vert, le brun, le noir, etc. Les masses offrent souvent des mélanges de diverses couleurs, qui sont d’un effet très - agréable ; tels sont les jaspes onix, rubanés, zonaires (le caillou d’Égypte), panachés, etc.; plus souvent encore elles sont mélangées de jaspe et de quarz-agate.
Cette variété appartient aux terrains de transition ; elle y forme des couches alternant avec la couche phophyrique qui repose sur le basalte ; les veines traversent assez fréquemment les granités amygdaloïdes, les grauwaekes ; on la trouve en fragmens roulés de tout volume , dans presque tous les
terrains d’alluvion. La Sibérie, la Norvège, la Saxe, la Hongrie, le Tyrol , et surtout fa Sîjèilé, fournissent les beaux jaspes avec lesquels On. fabrique des vases et autres objets d’ornement que l’on admire dans la décoration des palais, et en faveur desquels le luxe des anciens se prononçait avec plus d’ardear encore que l’on n’en met actuellement dans la recherche et les marques de grande somptuosité.
Silice combinée avec la zircone.
espèce unique..
' ZIRCON.
Syn. Hyacinthe. — Jargon de Ceylan.
Car. Infusible au chalumeau; y perdant néanmoins sa couleur.
Forme primitive : L’octaèdre symétrique à triangles isocèles , égaux et semblables. Molécule intégrante : tétraèdre symétrique. Forme indéterminable : granuleuse.
Rayant difficilement le quarz. Cassure ondulée , brillante. j
Pesanteur spécifique : 4*38 à 4*4*.- .
Transparent ; translucide. ’ . *
Réfraction : double très-marquée.
Blanchâtre; jaune pâle; jaune-Verdâtre; verdâtre ; orangé ; rougeâtre ; brunâtre.
Eclat : un peu gras.
Composition : Zircone, 68 ; silice, 32.
Le zircon appartient aux terrains primitifs ; et ? par suite de la décomposition des roches qui les constituent, on le trouve également en cristaux disséminés dans les terrains de transport. En Norwège, il a pour gangue une siénrte ; aux Etats-Unis , on le rencontre dans un granité ; en France , il est enchâssé dans les basaltes poreux ou compactes de l’Auvergne et du Vivarais , et se montre plus souvent en cristaux libres; il est abondant, surtout dans le lit de la petite rivière d’Expailly. C’est aussi en cristaux libres qu’on le ramasse à Ccylan , à Madras, dans le voisinage du Caucase, en Bohême, en Italie , où le fer oxidé , le saphir, le corindon , le granité , sont les minéraux qui l’accompagnent le plus ordinairement. On le place parmi les gemmes , ou pierres précieuses , et la bijouterie fait usage de toutes ses variétés. C’est de la décomposition de cette pierre que la chimie tire la zircone qu’elle emploie dans quelques-unes de ses préparations.
Les substances qui pourraient, au premier aspect , être confondues avec le zircon , sont i l’harmotome, la topaze, le grenat, l’idocrase, le corindon et l’éméraude.
Silice combiitPc avec l' alumine.
ir* espèce. , .
CYMOPHAJNE.
Syn. Clirysolite orientale. — Chrysopale. — Chrysobéril.
Car. Infusible.
Forme primitive et molécule intégrante : Le prisme droit rectangulaire.
Forme indéterminable : Granuleuse.
Rayant fortement le quarz. Cassure transversale , conchoïde. - -
Pesanteur spécifique : 3,8.
Transparente ; translucide.
Réfraction double.
Jaune-verdâtre. r
Chatoyante ; reflets d’un blanc laiteux, bleuâtre.
Composition : Alumine, 81 ; silice, ig.
Les cymophanes ont été trouvées à Cfeylan , au Brésil et aux Etats-Unis, en cristaux libres r dans les terrains d’alluvion et dans les sables charriés par les fleuves, ou en petites masses engagées dans une roche quarzeuse avec feld-spath et talc blanc. Quoique cette pierre soit aussi regardée comme précieuse , on n’en fait cependant qu’un cas médiocre , et l’on ne taille, pour la parure , que les échantillons doués des plus beaux reflets.
Il est assez facile de distinguer la cymophane du
corindon , de la topaze ,^de l’éméraude , de la chaux phosphatée, du zircon, du péridot, de la tourmaline et du feld- spath nacré, qui sont les espèces qui s’en rapprochent le plus par les caractères extérieurs.
IIe espèce.