‹ Minéralogie, Volume 3Chapitre 18 sur 99 · LOI DE SYMÉTRIE · texte numérisé non relu

LOI DE SYMÉTRIE

auquel se rapportent la pierre à plâtre, le sulfate de fer ou couperose verte, l'acide oxalique, etc.

5° Le système prismatique oblique à base de parallélogramme obliquangle, auquel se rapportent, par exemple, le sulfate de cuivre ou couperose bleue, le quadroxalate de potasse, l'acide paratartrique, Uaxinite, etc.;

6 8 Enfin, le système riiomboédrique, qu'on observe dans la pierre calcaire, le cristal de roche, Fémeraude, l'azotate de soude, etc.

Maintenant, puisque, dans chaque groupe, les différentes formes se déduisent facilement les unes des autres, il est clair qu'une forme simple quelconque de chacun d'eux peut être considérée comme type de toutes les autres; par conséquent toutes les formes cristallines se rattachent à six espèces de solides d'un même genre, qui diffèrent par leurs propriétés diverses : six espèces d'octaèdres dont chacun a ses caractères particuliers, ou six espèces de parailélipipèdes, etc.; seulement on ne pourrait pas dire six espèces de prismes hexagones, puisque les deux premiers groupes ne comportent pas ce genre de formes.

Il suffit donc de se faire une idée nette de six espèces de solides, pour acquérir celle de tous les genres de formes cristallines qu on peut trouver parmi les corps bruts. Par conséquent, aussi, toute la cristallisation d'une substance peut être représentée par une seule forme, convenablement choisie, et bien déterminée quant à ses dimensions relatives. C'est une telle forme qu'on nomme la forme type ou la forme primitive de la substance.

Faisons comprendre ce que cela signifie. Tous les solides réguliers sont délermi- Dés par eux-mêmes; ainsi un cube, un octaèdre régulier, ou un tétraèdre, sont chacun des solides uniques qui n'admettent aucune variété. Mais il peut exister un nombre infini de prismes a bases carrées ou rectangulaires ; un nombre infini d'octaèdres à bases carrées, à bases rectangulaires, ou de tétraèdres irréguliers : tout dépend du rapport qu'il peut y avoir entre la longueur de certaines arêtes et celle des arêtes d'une espèce différente. Ainsi, pour donner une idée nette d'un prisme ù hase carrée, il faut indiquer le rapport entre la hauteur et le côté de la base ; par exemple, dire que la base est 1 et la hauteur 2, 3, ou 4, etc. Yoy. § 75.

g 44. i*oi de symétrie. — Si l'on compare maintenant les caractères physiques des principales formes de chaque groupe avec les caractères géométriques, on arrive à un fait général qu'on a nommé loi de symétrie, savoir : que dans un cristal toutes les parties de même espèce sont modifiées à la fois et de la même manière; ou réciproquement : que les parties d'espèces différentes se modifient isolément ou différemment.

Ainsi, quand toutes lès arêtes d'un cristal sont de même espèce, elles restent toutes intactes à la fois ou se modifient toutes â la fois

de la même manière. C'est ce qui a lieu dans le cube, dans l'octaèdre régulier, etc.

Quand il y a plusieurs espèces d'arêtes, il y a autant d'espèces de modifications qui peuvent marcher chacune isolément; c'est ce que l'on voit dans les octaèdres à base carrée, à base rectangulaire, etc., ou dans les prismes de ces divers groupes. En effet, s'il y a dans les uns deux espèces d'arêtes, il s'y présente aussi deux espèces de modifications indépendantes; et, s'il y a trois espèces d'arêtes dans les autres, il s'y trouve de même trois espèces de modifications, etc.

Il faut observer que par arêtes de même espèce on n'entend pas seulement des arêtes égales, mais des arêtes qui présentent à la fois le caractère d'égalité et celui de position à la jonction de plans qui font entre eux des angles égaux. Ainsi, dans un prisme rhomboïdal, les quatre arêtes latérales sont égales, et cependant elles sont de deux espèces; il y en a deux à l'intersection des pans sous un angle aigu, tandis que les deux autres se trouvent â leur rencontre sous un angle obtus.

On conçoit facilement, d'après cela, que, dans des prismes droits à bases carrées ou à bases rhombes, toutes les arêtes des bases soient de même espèce, puisque les faces qui les forment se rencontrent toutes â angle droit; mais il n'en est plus de même dans les prismes obliques, parce qu'alors il y a des arêtes qui correspondent à des angles dièdres aigus, et d'autres qui correspondent â des angles obtus.

Expliquons aussi ce que signifient les expressions modifié de la même manière ou modifié différemment. Pour cela il faut prendre

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