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GROUPE DES SILICIDES. — SILICE

Fréquemment aussi les rognons siliceux de la craie ont â la partie extérieure une couche plus ou moins épaisse de matière siliceuse opaque, blanche, peu agrégée, tandis que le centre est compacte et solide. Quelquefois on trouve plusieurs couches alternatives de matières solides et de matières pulvérulentes.

§ 505. Caractère* de repaie. — Comme la calcédoine, l'opale blanchit au feu, mais elle donne toujours alors une quantité notable d'eau. Elle est le plus souvent attaquable par la potasse caustique, précisément comme les précipités gélatineux encore hydratés que nous formons dans les laboratoires. Elle îi offre aucune trace de cristallisation ni de double réfraetion. Beaucoup moins tenacè que la calcédoine, elle dojine moins d'étincelles par le choc du briquet. L éclat est presque toujours plus ou moins résineux.

L'opale se présente quelquefois en petites stalactites ou en mamelons limpides et nacrés. Plus souvent elle est sous la forme de rognons plus ou moins volumineux, ou sous la forme débranches d'arbres dont elle conserve aussi la structure. Certaines sources minérales renferment de la silice, qu'elles déposent ça et là en produisant de l'opale incrustante plus ou moins grossière. m

Quelquefois l'opale est sensiblement pure, et présente alors plus ou moins de transparence ou d'opacité. Certaines variétés demitransparentes offrent dans leur intérieur des couleurs irisées extrêmement vives, qui les font rechercher et en rendent le prix trèsélevé. Souvent aussi l'opale se colore par des mélanges de matières étrangères, et les variétés opaques, mélangées-d 'oxydes de fer, d'argile ferrugineuse, de matière verte, etc., forment ce qu'on nomme les jaspes-opales ou les jaspes-résinites.

On rencontre aussi des hydrates de silice, véritables opales, à l'élat gélatineux ou pâteux et presqùe pulvérulent, qui sont quelquefois susceptibles de se délayer dans l'eau. Il y a des circonstances où l'opale semble avoir été altérée, où les rognons, les fragments, sont devenus blancs à la surface, se sont même réduits en poussière qui a dès lors perdu toute son eau. Quelques variétés reprennent par irabibition dans l'eau le liquide qu'elles ont perdu et en môme temps leur translucidité; ces variétés se nomment hydrophanes.

11 paraît, sous le rapport de la composition, qu'il y a plusieurs hydrates très-différents les uns des autres par les quantités d'eau qu'ils renferment, et qui formeront peut-être autant d'espèces par la suite.

; § 306. Gisement du quarts. — On peut admettre généralement que Je quartz propement dit appartient aux terrains de cristallisa-

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tion; il y forme à lui seul des filons considérables qui traversent toutes les roches, des aimas étendus, des couches puissantes, où il est tantôt limpide, à l'état vitreux, tantôt plus ou moins opaque avec une sorte de texture grenue, dans d'autres cas, il est mêla gé de mica, qui s'y trouve par paquets, ou disséminé, plus ou moins uniformément; ce sont alors des roches composées qu'on a nommées hyalomictes, et qu'on distingue en granituïdes lorsqu'elles ont l'apparence du granit, et schistoïdes lorsque le mica, disposé en petites couches, donne à la masse une structure schisteuse. Lorsque le mica est très-abondant, en feuillets distincts qui alternent avec des feuillets de quartz, c'est le micaschiste.

Le quartz est aussi une partie essentielle du granit, où il se trouve réuni non-seulement au mica, mais encore au feldspath, le tout mélangé plus ou moins uniformément par petites parties. On nomme protogyne une sorte de.granit qui se trouve en abondance dans les Alpes, où le mica est An général très-magnésien. On nomme pcgmatité un granit où les trois éléments forment des espèces d'amas distincts réunis et accolés les uns aux autres.

Dans les terrains de cristallisation, on trouve souvent des fentes, dés cavités irrégulières, où le quartz a cristallisé; c'est ce qu'on nomme des fours ou pôches à cristaux, et c'est là qu'on récolte les groupes de quartz cristallin qui décorent les collections.

Bans les terrains de sédiment, le quartz forme ça et là quelques filons qui traversent plusieurs dépôts de bas en haut, mais il ne se montre plus en couches qu'à l'état sableux, plus ou moins agglutiné, où il est tantôt assez pur, tantôt mélangé de matières étrangères, ou sali par fie la limonite, etc. Si ça et là on rencontre encore du quartz cristallisé dans les dépôts sédimentaires, c'est en petits cristaux qui tapisseries cavités des amas de calcédoine ou des, matières argilo-siliçeuses qui séparent les banes calcaires. Il est à remarquer que, dans lès dépôts sédimentaires enclavés au milieu des terrains de cristallisation, les couches sableuses sont remplacées par des quartz compactes, tantôt purs, tantôt plus ou moins micacés comme les hyalomictes.

g 307. Ctfsement *e la calcédoine. — La calcédoine est beaucoup moins abondante, dans les terrains de cristallisation, où elle est quelquefois en filons; mais, à l'état de jaspe, elle forme aussi des couches peu épaisses qui alternent un grand nombre de fois avec des matières amphiboliques, diallagiques et serpentineuses. (Voy.ces mots.) Elle se trouve en rognons plus ou moins volumineux, fréquemment à couches concentriques, dans certaines roches, en dépôts ou en buttes isolées, qu'on a nommées amyydaloïdes, parce

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que les rognons de diverses substances s'y présentent comme des amandes enfermées dans une pâte.

En rognons opaques, où la matière prend plus particulièrement le nom de silex, elle est très-abondante dans les diverses couches calcaires ou marneuses de toutes les époques. Mais c'est particulier rement dans la craie que ces rognons sont nombreux et quelquefois très-volumineux, souvent très-étendus en largeur, et ressemblant alors à de petites couches; ils sont réunis par lits horizontaux, qui se répètent souvent un grand nombre de fois, à des intervalles de 2 ou 3 mètres, comme on le remarque surtout dans les falaises qui bordent le canal de la Manche.

Dans les terrains tertiaires on trouve des dépôts assez étendus de pierre meulière. Il en existe d'abord dans la partie inférieure, dans ce qu'on nomme le calcaire siliceux, comme dans toute la Brie, où l'on ne trouve pas de débris organiques; plus haut, sur la plupart des plateaux des environs de Paris, il s'en trouve des amasqui reposent sur les sables quartzeux par lesquels se termine Ja masse principale de nos collines : celles-ci renferment fréquemment des lynmées, des planorbes, etc., qui sont des coquilles d'eau douce.

§ 508. Ctfoement *e Papale. — C'est encore dans des positions un peu différentes que se trouve l'opale. On rencontre la plus grande partie des variétés dans les débris des terrains tracbytiques, comme autour du Mont-Dore, dans le Siebengebirge, en Hongrie, dans les monts Euganéens, au Mexique, etc. Les roches trachytiques ellesmêmes en renferment aussi, les unes de petites veines, les autres des nids; on en trouve quelquefois encore dans les dépôts basaltiques, et aussi en rognons plus ou moins volumineux, ordinairement assez pure, dans des roches amygdaloïdes, comme on le voit particulièrement à l'île Fero.

Hors de ces gisements, l'opale forme des filons dans les dépôts de serpentine et de diallage, où elle offre ordinairement des variétés blanches, translucides ou opaques; c'est ce qu'on observe particulièrement à Mussinet, Baldissero, etc., en Piémont, à l'île d'Elbe, en Silésie, etc. On en trouve aussi dans les parties supérieures des terrains de sédiment, soit en nids dans les calcaires fluviatiles, comme dans l'Orléanais, à Gergovia en Auvergne, soit en rognons dans les couches marneuses des environs de Paris, où la matière est bleuâtre à la surface et brune dans l'intérieur, comme par exemple à Ménilmonjant, d'où est venu à ces variétés le nom de ménilite. Fréquemment aussi l'opale est alors mélangée de marne, qui la rend blanche et complètement opaque, comme les silex des mêmes localités, et comme eux susceptible de se fondre au chalumeau.

Il y a aussi des tufs d'opale qui sont produits par les eaux de certaines sources, comme les eaux thermales de l'Islande, qui ont formé des dépôts de trois ou quatre mètres d'épaisseur, étendus sur d'assez grands espaces ; il s'en trouve de môme à l'île Saint-Michel, dans les Açores* Plusieurs sources minérales en déposent également de petites quantités, et l'on en a trouvé ainsi dans les conduits des eaux minérales du Mont-Dore en Auvergne. Probablement les dépôts de silice terreuse et légère de Randannë et de Ceyssat, également en Auvergne, ont été .produits de la môme manière. Ce sont sans doute aussi des eaux thermales chargées d'opale qui ont donné naissance aux nids et filons de cette nature qu'on trouve dans certains grès (voyez les Arkoses en Géologie), et qui ont fourni la pâte opaline qui en réunit çà et là les fragments.

§ 300. Ua*ces de» matière» silieeuee». — Les variétés limpides de quartz ont été autrefois travaillées comme objets de luxe; on eh faisait des coupes, de petits vases, divers ornements, des lustres, etc.; mais tous ces objets, fort chers à cause de la difficulté du travail, sont aujourd'hui passés de mode, et leur fabrication est tombée depuis l'introduction (Je l'espèce de verre nommé cristal, qui est la fois plus limpide, plus éclatant et plus facile à travailler. Un n'emploie plus guère que l'améthyste, surtout lorsque, mélangée avec le quartz blanc, elle produit des dessins en zigzag; on l'associe souvent alors avec les mélanges de fluor et de quartz pour composer en pièces de rapport de jolis guéridons. On emploie aussi l'améthyste dans la joaillerie, et elle est môme d'un prix assez élevé lorsque la pierre est grosse, /d'une couleur foncée et bien uniforme; elle est alors recherchée pour les bagues d'évêques. Les teintes claires n'ont de valeur que quand les pierres réunies dans une parure sont exactement de la même teinte, ce qu'il faut choisir dans un trèsgrand nombre de pierres taillées. Certaines variétés de quartz, mêlées d'asbéste à fibres parallèles, et connues sous le nom iïœil-de» chat, § 101, sont quelquefois d'un assez grand prix. Vaventurine, qui est le plus souvent une variété d'hyàlomicte, où de petites paillettes de mica très-brillantes sont uniformément disséminées, est encore assez recherchée en plaques; il y en a une autre, moins belle, qui est un quartz grenu coloré, dans lequel quelques cristaux, autrement tournés que les autres, brillent d'un plus grand éclat. On taille aussi en pierres à facettes les diverses variétés de quartz coloré, mais qui n'ont point de valeur. Ces pierres nous arrivent aujourd'hui du Brésil toutes taillées, et à des prix extraordi mûrement bas.

Les grès de diverses époques et de divers grains sont employés

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