CITOYENS
gieuscs et leur participation aux lenoMpylai dont il sera question plus loin.
Chaque métèque devait designer un citoyen comme son répondant ou patron (^poCTTàTYi?), faute de quoi il était passible d'une poursuite judiciaire ^ Les devoirs du npodTrâxriç nous Bont mal connus et il est assez probable que le métèque pouvait ester lui-même en justice.
En récompense de services rendus à l'État, le métèque était quelquefois nommée isotèle (taoTeXyiç), c'est-à-dire assimilé aux citoyens en ce qui touchait les impôts, ou même àts- Xtqç, titre qui l'affranchissait des leixoMpyia.i'y mais il était très difiicile à un métèque de devenir citoyen. Il fallait pour cela deux votes rendus à deux réunions différentes de l'Assemblée, où 6000 citoyens au moins devaient être présents. Même si ces votes étaient obtenus (comme cela arriva pour Lysias), on pouvait remettre la chose en question par une Ypaçy) uapavoiJLwv (p. 117) et la déférer à un tribunal, qui devait examiner les services attribués à la personne récompensée. Un métèque élevé au rang de citoyen ne pouvait pas être nommé archonte.
Les fils issus de mariages entre -métèques et citoyens ne possédaient pas d'autres droits que ceux des métèques ; toutefois, beaucoup de ces demi-citoyens se faisaient inscrire par fraude sur les registres publics. On les en rayait de temps en temps par une revision des listes civiques (Ctatî^vîcpcacç)*.
55. Citoyens. — Les citoyens athéniens possédaient cette qualité soit par le fait de leur naissance, soit par une faveur extraordinaire. Ainsi les Platéens qui combattirent à Marathon en 490 av. J.-G. et les esclaves qui combattirent aux Arginuses en 406, reçurent le droit de cité, droit restreint, il est vrai, comme celui qu'on accordait aux métèques (cf. le