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XVIL PROCÉDURE LÉGALE A ATHÈNES

71. Juridictions. — On a vu plus haut que la plupart des magistrats athéniens disposaient de certains pouvoirs pour

i22 ORGANISATION JUDICIAIRE.

punir ceux qui enfreignaient leurs ordres, et que beaucoup de magistrats avaient en outre la surveillance spéciale de certaines actions judiciaires, civiles ou criminelles. Cette surveillance ou direction (yjyepiovta ôtxacT7)ptou) consistait en ceci : ' le magistrat procédait à l'instruction de l'affaire, recevait des -^ parties en litige les documents écrits qui la concernaient et présidait ensuite le tribunal appelé à la juger. Quelques officiers judiciaires, dont il va être question, n'avaient pas d'autres fonctions que celles-là.

Une centaine de citoyens de réputation intacte et d'âge mûr étaient revêtus des fonctions d'arbitres publics (ôtatTïiraî) ; il est probable que toute action civile devait être soumise à un arbitrage avant que les parties eussent recours à un tribunal.

Au V* siècle, une commission de vauxoôixat s'occupait spécialement des litiges soulevés par le commerce maritime.

Les procès de peu d'importance, où la somme contestée ne dépassait pas dix drachmes, étaient soumis à trente juges de paix (quarante au iv® siècle), nommés ol xaxà ô^qixou; ôtxa<TTat. Ils semblent aussi avoir eu la surveillance de la plupart des procès civils ; mais lorsque la somme en litige dépassait dix drachmes, le procès était toujours porté devant un jury.

72. Jurés. — Les délits les plus graves étaient soumis à l'Aréopage ou aux cinquante-un IçéTat (cf. p. 92 et 115), qui se réunissaient dans des lieux divers, suivant la nature des cas qu'ils avaient à juger *.

Les aréopagites, siégeant à l'Aréopage,- portaient sentence dans les cas d'homicide volontaire, de blessures graves et d'incendie. Les éphètes, lorsqu'ils se réunissaient lut llaX- Xaôkù, jugeaient les cas d'homicide involontaire et d'exci-

3. Ces lieux de réunion paraissent avoir été à l'origine inviolables : c'étaient les asyla où le criminel se réfugiait pour échapper à une justice sommaire. — Les fonctions des èçéTai furent beaucoup réduites au iv« siècle av. J.-G.

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