‹ MinervaChapitre 125 sur 294 · INSTRUCTION JUDICIAIRE · texte numérisé non relu

INSTRUCTION JUDICIAIRE

Tarchonte. Si le défendeur ne se présentait pas, le demandeur l'emportait sans contestation (ôîxrj tpri\io<;). S'il se présentait, les deux parties payaient d'abord les frais de justice (upuTaveTa, dans Certains cas ^apàCTTaatç ou uapaxaxaSoXri), proportionnés à la valeur des biens en litige ; le demandeur indiquait nettement (X>iltç) l'objet de sa plainte et l'archonte fixait un jour pour l'instruction de la cause (àvàxptfftç). A l'instruction, les parties affirmaient par serment la bonne foi de leurs prétentions (àvTwiJioCTlat) et le défendeur introduisait, s'il y avait lieu, une demande contraire (àvriypaçr)). Le défendeur pouvait aussi opposer une exception (uapaypaçTî) ou soulever une question préjudicielle (ôtanapiupla), auxquels cas on avait recours à un jury pour savoir s'il convenait de passer outre. Si le défendeur ne soulevait pas d'exception, ou si cette exception n'était pas admise, la cause suivait sa marcbe régulière (eùeuôixîa). L'arcbonte renfermait toutes les pièces de l'instruction dans une boîte cachetée (Ix^voç), en même temps qu'une copie des textes de lois afférents à la cause; il fixait ensuite un jour pour le procès \ d'accord avec les eeCTixoôâxai, qui devaient prévenir les jurés.

L'audience était présidée par l'archonte qui avait conduit l'instruction. Après l'accomplissement d'un sacrifice qui marquait l'ouverture des débats, la barrière qui entourait le tribunal était fermée. Le greffier (ypaix^xaTeûç) donnait lecture des pièces recueillies au cours de l'instruction (àvàxptcytç). Le demandeur et le défendeur parlaient à tour de rôle. On permettait quelquefois à des auxiliaires ou avocats («yuvv^yopot, ffOvôtxot) de prendre ensuite la parole en faveur des parties, mais la durée des plaidoyers était limitée par le nombre des clepsydres * que le tribunal leur accordait. Chaque partie avait sa propre tribune (pîjixa) ; il arrivait que le défendeur était accompagné de sa femme et de ses enfants, misérable»

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