‹ MinervaChapitre 13 sur 294 · TRANSCRIPTION DES TEXTES · texte numérisé non relu

TRANSCRIPTION DES TEXTES

digamma f . H marquait l'aspiration rude et E servait également de signe à e, ei\ -/;, comme O à o, o-j 2, w.

L'alphabet ionien pénétra peu à peu dans Athènes. Dans un fragment du Thésée d'Euripide, qui nous a été conservé par Athénée, la lettre H est traitée de voyelle et non pas d'aspiration. Dans les inscriptions attiques du v*^ siècle, l'influence de l'alphabet ionien se fait aussi sentir. Enfin, en 403, sous l'archontat d'Euclide, l'alphabet ionien fut officiellement introduit à Athènes et servit dès lors d'une manière exclusive à la rédaction des documents publics.

5. Transcription des textes littéraires. — Gomme les poèmes d'Homère et de Pindare, pour ne mentionner que ceux-là, furent écrits à Torigine dans des alphabets qui différaient de l'alphabet ionien , on conçoit que lorsque ces textes furent transcrits suivant la mode nouvelle, il dut se produire de nombreuses altérations. Ainid le f [digamma) a disparu des poèmes homériques, et la disparition de cette lettre, en donnant lieu à de nombreux hiatus^ conduisit les éditeurs anciens à modifier fréquemment le texte pour écarter les incorrections apparentes dont ils ne pouvaient plus rendre compte.

Supposons, par exemple, un vers [Iliade^ ix, 73) se terminant par les mots : ToÀécrtv ôà favàcraetç. Le diga^nma tombé, il reste, dans l'alphabet ionien : r.olkav^ ôà àvàaaetç. Mais alors il y a hiatus, et ôè devrait s'élider devant àvàaaziç. Que firent les éditeurs d'Homère à l'époque alexandrine? Ils adoptèrent une des deux corrections, TtoXéeo-a: ô' àvàcrasiç et TtoXécTtv yàp àvâ<j(7£iç, qui sont évidemment des altérations du texte inspirées par le désir de faire disparaître l'hiatus.

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