LITURGIES
aux citoyens les plus riches. L'étymologie du mot est irinoz ou XeïToç, signifiant public^ et epyov^ travail y fonction.
Voici l'indication des principales liturgies :
I. La TptYipapxta ou équipement d'une trirème (cf. p. 121), imposée dans l'origine à une seule personne, puis, après 405, À deux et finalement, après 356, à des symmories triérar^ chiques. Ces dernières étaient formées des 1200 citoyens les plus riches, répartis en vingt symmories de soixante membres chacune. Chaque symmorie pouvait être tenue d'équiper plus d'une trirème; elle en choisissait les capitaines parmi ses membres. Lorsque deux triérarques armaient une trirème, chacun la commandait à tour de rôle pendant six mois. Aucun citoyen ne pouvait être chargé de la triérarchie plus d'une fois en deux ans.
IL La xop^Y'a, ou soin de pourvoir à la formation d'un chœur en vue d'une représentatiou dramatique. Après la guerre du Péloponnèse, on autoiisa deux citoyens d'une même tribu à subvenir en commun aux frais de la chorégie.
IIL La YU[xva(Ttapxta , OU soin d'organiser certains jeux publics, en particulier les courses aux flambeaux (Xaixuaôrjçoptat), que l'on célébrait aux Panathénées.
IV. L'iCTTtaCTtç, ou soin d'organiser le repas public d'une tribu.
Dans le cas où un citoyen, auquel on avait imposé une liturgie, pensait qu'un autre était plus riche que lui et, par suite, mieux en état de supporter ce fardeau, il pouvait le sommer d'accepter la liturgie à sa place ou, en cas de refus, d'échanger sa fortune contre la sienne. Cet échange s'appelait àvTi'ôoaiç. Lorsqu'une sommation pareille restait sans effet, un procès pouvait être engagé par le citoyen qui se croyait lésé, afin de faire établir quelle était celle des deux parties qui, en raison de la supériorité de sa richesse, devait être soumise à la liturgie.