ROIS, ÉPHORES
que les seuls fils successibles étaient ceux qui étaient néa après Tavènement de leur père. Les deux rois, qui paraissent avoir possédé des pouvoirs tout à fait égaux, comme les consuls romains, étaient, à l'origine, prêtres, juges et généraux d'armée. Les attributions du sacerdoce leur furent toujours conservées, mais, à l'époque d'Hérodote, leurs pouvoirs judiciaires étaient limités au droit familial, par exemple aux litiges portant sur des héritages; ils avaient en outre la surveillance des routes. Leur autorité militaire subit aussi quelques restrictions. Après 506 av. J.-C, un seul roi put prendre le commandement de l'armée et, à l'époque des guerres médiques, ce roi-général était soumis au contrôle des éphorès, magistrats qui absorbèrent peu à peu toute l'administration des' affai res étrangères .
2** Les éphores, êcpopoi, c'est-à-dire « les surveillants», paraissent avoir été institués d'abord pour maintenir la discipline Spartiate parmi les citoyens ; mais les dissensions continuelles entre les deux rois accrurent rapidement leur importance. Ils étaient au nombre de cinq et élus par le peuple. Leurs fonctions duraient un an; le principal éphore donnait son nom à l'année. Ils étaient les véritables maîtres de Sparte et c'est à eux que s'adressaient les ambassadeurs des puissances étrangères. Deux d'entre eux accompagnaient le roi en campagne, avec la mission de contrôler ses actes, tandis que les trois autres, résidant à Sparte, étaient continuellement tenus au courant des événements militaires par le moyen de missives secrètes appelées cyx\jTà).ai*. Ils levaient les troupes, imposaient les taxes, prenaient les mesures nécessaires pour maintenir dans l'obéissance les hilotes et les
1 . Les (TxuTaXat étaient des morceaux de bois autour desquels on roulait des lanières où l'on écrivait les messages secrets; puis ces lanières étaient expédiées au destinataire et le texte qu'elles portaient ne devenait intelligible que lorsqu'on les roulait de nouveau sur d'autres axu- "çdXai de même grosseur.