RÉFORMES DE SERVIUS
100. Réformes de Servius. — La seule modification faite à la constitution primitive smis jes rois est celle qu'on attribue à Servius Tuliius. Il répart it^J.ejpeuple en c[uatre^ tribus^ locales; tout homme valide, patricien ou plébéien, fut tenu de servir dans Farm^s. avec un rang proportionné à sa fortune. Ainsi naquirent les comitia çentMriata^ assemblées Q\x le peuple votait par centuries^ c'est-à-dire par groupes composés nominalement de cent hommes; les plébéiens et les patriciens étaient compris dans les niâm£S cenlnci^s * . En fait, nous ne savons rien de ces comitia jusques après l'expulsion des rois, où elles procédèrent à l'élection des premiers /consuls.
101. Réformes obtenues par les patriciens. — La conduite de Tarquin le Superbe irrita les patriciens, qui le chassèrent; dftpnis l'an fiQ9 ^'^- J[i::Jii/ilj^Y ^^JPJ^S ^^ ^^^^ ^ Rome. Les fonctions sacerdotales du roi furent données à des prêtres [pontifex maximus^ et rex sacrifîculus) , ses fonctions j\idiciaires.et miiirtairres-^'urent transférées à^deux magistrats,., nommés consuls j^Jj^^t^ur^-, ûoijit chacun pouvait, s'il le jugeait nécessaire, arrêter l'action de son collègue. Le sénat, toutefois, se réserva le droit de faire désigner, dans des^ circonstances graves, un dictateur unique qui exerçait toutes les fonctions du roi sauf le sacerdoce. Les consuls eux-mêmes faisaient choix de deux questeurs (quaestores)^ qui étaient leurs secrétaires pour les finances.
Les deux consuls étaient patriciens, comme l'avait été le roij mais ils ne restaient qu'une année en charge et par suite ils ne pouvaient pas, alors même qu'ils l'auraient voulu, diminuer les privilèges de leur ordre pour favoriser la plèbe. Dès cette époque^unejutte j^ quijjkirajleuxj^iècles, commença entre les patriciens jLlfîS-piébêieiis,
1. Toulefois, les centuries des classes les plus riches votaient les premières et avaient 98 suffrages à elles seules, alors que toutes les autres centuries n'en avaient que 95 (Cf. p. 205).