‹ MinervaChapitre 157 sur 294 · RÉFORMES OBTENUES PAR LA PLÈBE · texte numérisé non relu

RÉFORMES OBTENUES PAR LA PLÈBE

102. Réformes obtenues par la plèbe. — Au début, la plèbe s'insurgea seulement contre l'application craêîIeTâite dejajoi par les consuls patriciens. LaTex Valeria (509 av. J.-G.) a vait^ reconnu à chaque citoyen, condamné à la peine capitale, le droit d'appeler des consuls (mais non des dictateurs) aux comilia^^centuriata; mais ce droit n'existait gu^à l'intérieur de la ville et les pouvoirs exorbitants des consuls pouvaienTTe'rèn'dTe illusoire. En 494 av. J.-C, après la retraite de la plèbe sur le mont Sacré, on créa des fonctionnaires^plébéiens, les trj^bumj^leh^ qui avaient le droi^t de s'interposer là où un plébéien réclamait leur sBCOurs et qui acquirent graduellement un droit d'opposition ou veto plus étendu. Les tribuns, commencèrent bientôt à çpnvoquer des réunions de la plèbe se.ule, qui était appelée à y voter far tribus, de sorte que les riches n'avaient pas, dans ces assemblées, la preïïôminance qui leur était assurée dans les comices centuriates. Ainsi naquirent le^— eam^^io-iri^M^, reconnues (par les lois Valeriae Horatiae en 449) comme assembTées constitutionnelles et autorisées à faire des^lois (p/ebiscita)^ du moins avec la sanction du sénat. Juste avant cette date, en 451, on avait accordé aux insistances de la plèbe la nomin^lion des c^écer^^ chargéâjlfi-rédigâr et de publier le fameux code des Douze Tables.

Ayant ainsi obtenu quelque connaissance de la loi existante et quelque contrôle sur son exercice, la plèbe commença à réclamer pour elle une part dans le gouvernement.

La queqture lui était devenue a ccessible én 421 , mais les patriciens refusaient obstinément de lui ouvrir l'accès du consulat. D'abord, en 444, le sénat décida que des tribuns militaires avec le pouvoir consulaire (analogues aux stratèges athéniens) seraient élus à la place des consuls. On stipula que les plébéiens pourraient être nommés trjJiiia§.^QLilit aiies, mais on s'arrangea pour les„eçarter de cette magistrature jus^ qu'en 400. Pendant que le consulat était ainsi susp'îndu, le

Page 1