PROGRÈS DE LA PLÈBE
sdnat commença à en réd^uire les^ouvoirs pjir la création j443) de deux nouveaux magistrats patriciens, les censeurs, qui prirent pour eux un des pouvoirs, les plus importants deo consuls, celui de dresser la liste des citoyens, d'estimer leur fortune et de leur appliquer Toblip^ation du service militaire. De la sorte, on détourna pour quelque temps la poussée des plébéiens vers le co^nsulat, mais, en 367, les lois Liciniennes rétablirent délinitivement cette magistrature et il fut convenu qu'à Favenir.un des consuls au moins serait plébéien. Les patriciens, persévérant dans leur tactique, enlevèrent aux consuls leurs pouiûirs judiciaires et les transférèrent au préteur (366 av. J.-G.). L'année d'après (365), ils créèrent aussi des édiles cur nies, magistrats patriciens destinés, dans leur pensée, à annuler l'autorité des édiles plébéiens qui assistaient les tribuns de la plèbe. Mais la force de l'opinion populaire était devenue trojLgraJlile, et les patriciens finirent par se résigner à l'état de choses nouveau qui s'imposait.
103. Progrès de Içi plèbe. — Le tableau suivant indique les principales magistratures républicaines qui devinrent successivement accessibles à la plèbe :
Magistratures. Date de la création-. Accessibles à la plèbe.
— Av. J.-G. Av. J.-C.
Consulat 509 367 -
Dictature. .... (?) 356 -
Censure 443 351
Préture. 366 337
Édilité curulc. . . . 365 . 364
Questure 509 421
Le tribunat de la plèbe el l'édUiliLftiébéienne, créés e5 494^ furent dès l'origine exclusivement réservés aux plébéiens.
En somme, le résultat de cette lutte fut que les plébéiens possédèrent des magistrats en propre et qu'ils eurent accès à toutes les autres magistratures. En outre, }i lut expressément