RÉFORMES DE SYLLA
10&, Réformes de Sylla. — Pendant les deux années qui suivirent, Sylla fit plusieurs réformes dans la constituîion à .'effet d'augmenter rautoritédu^sénat. A l'époque de la guerre iociale ( 9Ô^^^89T, le droit de cité avait été étendu j. toute. l'Italie ; Sylla laissa subsister cet état de choses. Les équités )u chevaliers (classe de riches citoyens ayant droit à servir ians la cavalerie) avaient reçu, au temps de G. Graççhug. 122), plusieurs importants privilèges, en particulier celui de déger dans les jurys. Sylla enleva ce droit aux chevaliers - !t le restitua aux sénateurs seuls. Il priva aussi les tribuns du Iroitj^ convo^erjes^ comices sans l'autorisation du sénat !t assura ainsi à cette assemblée toute l'initiative^^^ l'ordre égislatif.
Le sénat lui-même fut profondé «lient modifié. Le nombre les sénateurs fut doublé et le droit d'en dresser la liste tut inlevé ^x^enseurs. Désormais les questeurs, à l'expiration le leur année d'office, dftyopajfjnt sénat,p"^^« à yù^^ et comme e nombre des questeurs élus annuellement fut porté à vingt, 1 y eut de ce chef un nombre de sénateurs suffisant pour ombler les vides qui venaient à se produire *.
Les rapports entre le sénat et le pouvoir exécutif furent nodifiés au détriment de celui-ci. Sylla établit que personne le pourrait être consul sans avoir été préteur, ni préteur sans .voir été questeur ^que deuxans au moins devaient s'écouler ntrej'élection d'un citoyen à une cierge et son^jectinn à me charge supérieure ; que personne ne pouvait être élu dê~ louveau à la niême charge qu'après un intervalle de dix ans. 1 décida en outre que chaque consul et chaque préteur, pendant son année d'office, devait exercer à titre exclusif des onctions civiles en Italie; puis, par autorisation du sénat, il lourxait être envoyé, mais pour une année seulement, en quaité de proconsul ou de propréteur militaire, dans une des dix
1. Les consuls et les préteurs étaient déjà sénateuis, par cela même u'ils avaient précédemment été questeurs.