POUVOIRS DE CÉSAR
licencier, quand môme il l'aurait voulu. Le sénat effrayé se touina vers Pompée, et la guerrecivile devint de nouveau inévitable. On sait quelle en fut l'issue -; la victoire de . Pharsâle^ en 49, mit Rorne et le monde entre le3 mainâ dg César.
110. Pouvoirs de César. — César, qui devait le pouvoir à son armée, ne pouvait le garder que par elle. Il prit le titre sis^nificatif d'i'mperg^or, jusque-là réservé au général en campagne et qui n'avait pas encore été toléré dans les murs de Rome. En outre, il était dictateur à vie et investi à perpétuité de la censure (praefectura morum)' il fut consul pendant la plus~grânde partie de son règnf et, bien que n étant pas tribun, revêtu de la puissance tribunice qui le rendait inviolable^; il était depuis longtemps j9 on ii/eo? maximus^ chef des collèges religieujt. Toutes ces dignités lui furent conférées sous les forrncs prévues par la constitution, mais, par le fait de leur réunion sur une seule tête, ij^se trouva posséder l'cnsem^ L- des prérogatives gui avaient autrefois appartenu aux^ r» iS, outre une magnifique armée permanente comme aucun roi n'en avait jamais eu. Sous un pareil chef, toute constitution n'est plus qu'un leurre; c'est le bon vouloir du maître qui en tient lieu
111. Pouvoirs d'Auguste. — Après l'assassinat de César (44 av. J.-C), l'ancienne constitution fut rétablie ; elle n'avait du reste janiais été abrogée. Mais, après la bataille d'Actium (31), Octavien se trouva dans la même situation que son oncle après Pharsale, et il s'attribua les mêmes pouvoirs. La dictature, telle que César l'avait exercée, ayant été supprimée par une loi d'Antoine, Octavien ne se fit pas nommer dictateur, mais il prù, en qualité d'héritier de César, le titre ou praenomen àHmperator (40 av. J.-C.) et re^ut celui à'AiiQustus en 27. Cette même année, le sénat l'investit pour dix ans du
1. Comme César était patricien de naissance, a loi ne lui permetlait pas d'être tribun de la plèbe.