POUVOIRS D'AUGUSTE
proconsuJa/r^^mperiiim ^ s'étendant sur Rome et sur tout l'empire, avec le droit de commander les armées, de déclarer et de conduire la guerre, comme aussi avec Tautorité éxclusive sur certaines provinces qu'il désigna et qui furent de lors appelées^ impériales^ pour les distinguer des province sénatoriales dont il laissa le gouvernement au sénat. Il avai reçu la£m^sa^^liitLunjxe j^^^ en 23, i
la rendit anil]ielle, et désormais elle lui fut conférée tous lei ans. Outre qu'elle le rendait inviolable, cettejpuissance lu assurait un droit^^e contrôle sur tous les autres magistratj ej__sur iês"décisions du sénat lui-même; elle lui donnai l'initiative en matière législative, le droit d'intercession ei faveur des uns et de coercition contre d'autres. A Ia premièr< vacance^l2 av. J.-C), il fut nommé grand pontife. Enfin, i était lechef '3'un~"graiid3omJ)re__d^ de tou
ordre qui le consultaient sur des questions légales et auxquelles il répondait par des lettres {rescripta, epistolae) qui, émanant de lui, avaient dansja pratique force dejx)i.
En théorie, la constitution de Rome était encore républicaine, avec Auguste cpmmo^princepA et chef du pouvoi: exécutif. On continua à élire les consuls, les préteurs, lei tribuns, conformément aux anciens usages; mais, comme cei n^agistrats restaient seulement une année en charge, tandis qu'Auguste était investi du pouvoir à vie, ils n'étaient en réaj lité que des fantômes dont l'autorité impériale n'avait rien cràmdre^^ ' '
112. Pouvoir des empereurs. — Depuis l'épocfue d'Au^ guste, l'histoire^ constitutionnelle de Romeest celle de la" centralisation progressive__de tousJeg__:pouvoirs entre les mains de l'empereur. La constitution répubjj.caine ne sur vécut que sur deux points. D'abord, le trône ne fut jamai déclaré héréditaire; tout ce qu'un empereur pouvait faire; c'était de désigner son héritier et successeur, en le mettan en mesure d'obtenir l'empire par la force, si cela devenai