ÉDIT PRÉTORIEN
A l'origine, il n'y eut qu'un seul préteur. Eb 242 av. J.-C, on en désigna ug^econd, pour surveiller les litiges entre étrangers. Le nouveau préteur étant apjoelé^préleur j)érégrin [prae* torpevegrinus)^ Pan ci en prit le nom de préteur urbain (praetor urbanus). L'acquisition de nouvelles provinces obligea de nommer d'autres préteurs : il y en eut quatre après 227 av. J.-C, six après 19^7, huit après 8 1 , et d'autres encore par la suite.
Avant Sylla, le sor^j désignait, parmi ](-k préteurs, ceux qui devaient se rendre aâns les provinces (parfois pour y exercer un commandement militaire) et ceux qui devaient rester à,R^me. Sylla réforma la procédure légale en établissant un certain nombre de cours permanentes (quaestiones perpetuae)^ pr^idées chacune par un^réteur. Depuis cette époque, les préteurs passaient leur année entière à Rome et ne se rendaient dans les~provinces gue l'année suivante en qualité de propréteurs ; maisje sort désigjiait, comme autrefois, la quaestioqm devait occuper chaque préteur et la provrnc^e dont chaque proprétcar devait prendre charge. -^
Les préteurs, à lQ^£gntrée en fnncti.Dns, publiaient un édit nommé album *, où ils fixaient les principes de droit sur lesquels ils entendaient régler leurs décisions. Cet édit, qui était valable pour l'année entière, s'appelait edÀcJiLmjj^erj^etv/uin. Aucun préteur n'était tenu d'adopter l'édit de son prédécesseur, mais l'habitude s'introduisit d'en maintenir les dispositions essentielles, et de la sorte d'importantes améliorations dans la loi devinrent permanentes, sans que la législation elle-même fût réformée.
minelles impliquant un châtiment corporel (la mort, les verges^ l'exil). Les consuls, et ensuite les préteurs, cessèrent bientôt de s'occuper de ces causes et les introduisirent immédiatement devant les comices. Toutefois Sylla confia les causes criminelles aux quaestiones perpetuae qu'il institua sous la surveillance des préteurs (cf. plus bas, p. 253).
1. Ce nom venait soit de ce que l'édit était écrit sur une tablette blanche, soit de ce qu'il était écrit en lettres blanches sur une tablette aoire.