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POUVOIRS DU SÉNAT

l'admission de nouvelles divinités et les cérémonies religieuses, par exemple dans le cas des Bacchanales.

(d) Finances. — Nous avons déjà dit que les censeurs, pendant la durée de leur office, étaient les principaux ofti^» ciers des finances, mais qu'il n'y avait pas de censeurs à Rome pendant trois ans et demi sur cinq (cf. p. 179). Durant ce laps de temps, leurs fonctions incombaient généralement aux consuls. A tojites les époques, il y avait de l'argent à peiicevoir ou à payer, en exécution de règlements ou de contrats gui ne concernaien^^jjen les magistrats de l'année courante, qu'ils fussent censeur s jou CQ.û:iulg. Le sénat, étant permanent, était la seule autorité qui eùt__ime^ connaissance continue des affaires publiques et, par cette raison, il était régulièrement consulté par les censeurs et les consuls pour ^. toutes les questions de taxation et de dépenses ^ Le sénat avait aussi le contrôle de la monnaie.

~(e) Lo^Prôvinces. — '.Le sénat seul était au courant de l'administration des provinces depuis leur établissement. Gomme il avârriâ^dmînation des proconsuls et des propréteurs, Jl exerçait un contrôle supérieur sur leur conduite politique et leurs procédés de gouvernement.

(/*) Affaires étrangères. — L'influence évjdente exercée par le sénat sur les provinces lui donnait une haute importance aux yeux des États étrangers. C'est au sénat.que s'adressaient les ambassades "ëjnes appels, c'est lui seul qui décidait de la paix et de Ja gujerre, bien que, constitutionnellement, ce droit appartînt aux comices.

1. Le peuple n'était pas exclu par la constitution de t'adminislration des finances. Ainsi, en 195 av. J.-C, il vota une lex Porcia, limitant les dépenses personnelles des gouverneurs provinciaux; en 60 av. J.-C, ii abolit tous les portoria (droits de douane en Italie), et les rétablit ensuite; en 59, il réduisit d'un tiers les sommes à payer par les fermiers d'impôts en Asie, etc.

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