Manière de compter les suffrages. — Jj'État
nmain était essentiellement une collection non pas d'indi-^
VJrfMg^pgflig flp gjvvi^^Pa^rTrflfisnf^îatinng COnStituée^. AuSsi,
dans le suffrage populaire à Rome, ce n'était pas la majorité des votants qui l'emportait, mais celle des corporations, c'est-à-dire des curies, des centuries, des tribus. Ghaqi^e citoyen votait seulement pour déterminer le vote de la corporation à laquelle il appartenait; la majorité des voix de sa corporation en faveur ÏÏ^e telle ou telle mesure entraînait le vote de la corporation elle-même. Par exemple, si l'on votait partribus^ chaque tribu disposait d'un suffrage, qui était déterminé par les suffrages individuels des membres de la tribu; mais les suffriag^s^-d^—dix huit tribus quelcon-ques rnmpAiiJ^iorit,toiriours sur ceux dËS jdix-5ept autres, alors môme que ces dix-sept tribus comptaient an nombre beaucoup plus considérable de votants.
141. Comices. — Le ^uple ■ fut divisé à l'ori gjne en curiae ou paroisses, puis (après Servius Tullius) en^ centu- riae^ suivant la fortune des citoyens, et en ^^^6ms^ suivant^ leur domicile. Un citoyen pouvait, en différentes occasions, être' appelé^ à voter comme membre de différents groupes, de même qu'un Français vote dans sa commune pour élire son conseil municipal et dans sa circonscription pour élire
1. Voici q^lques termes du vocabiijaire spécial usité dans ces assemblées : rogare lê^em , proposer une loi aux comices; derogare legr, rejeter une partie d'une loi ; abrogare legem, rejeter une loi tout entière , obro^are legi, proposer une modiiïcalion à une loi; subro^are legi, proposer une addition à une loi {subvogare, avec le nom d'un magistrat è l'accusai if, venl dire proposer ou choisir un remplaçant). Une.rogaLÎQ. est, à proprement parler, un projet de Joi ; jiibere.. legem (ou rogalionem). vQl^j^uxuiJpi (en parlant du peuple); antiquare legem, rejeter une loi ; ferré legem, faire passer une loi (en parlant de celui qui la présente).
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204 COMICES CURIATES, CENTURIATES.
son député. Ainsi les Romains tenaient différentes assemLléca populaires pour des objets difféx^nts, en particulier les cd^~^ mitia curiala, centuriata et trihuta^.
(a) Les comitia curiala^ tenus à l'origine pour conférer Vimperium au roi et pour décider de la paix ou de la guerre, étaient une assembléepatricienne qui, à Tépoque républiiiaine^se reunissait seulement. .pour conféifinXimpenMjTl-aux consuls et aux préteurs. Ces comices perdirent bientôt toute importance politique.
(b) Xes comitia centuriata étaient une assemblée à laquelle le peuple était convoqué suivant la division en classes êï en cênturiae instituée par Servius Tullius. Les détairs de cette division sont tort colitroversés par les bistoriens. Nous proposons ici le tableau suivant, sans entrer dans l'examen des difficultés qu'il soulève^ :
Classe. Cens en as. Centuries.
1 100 000 [Equités 18
1 100 UUU j Pedites 80
2 75 000 Pediles et Fabri .... 22
3 50 000 Pedites 20
4 25 000 Pedites et Cormoines . . 22
5 11 UOO Pedites 30
6 Prolelarii Pedites 1
Les centuries assignées à chaque classe étaient divisées à
peu près également en centuries de seniores et de juniores.
Il est évident que, lorsque les centuries vinrent à jouer
1. On appelait comitia une assemblée .convoquée pour voter^ qui se |.fi^i.^gfjit, HTJOun i^^'i"! >ft sffnrti^n^'auspices pris le même jour dans la
Matinée. Une assemblée qui se réunissait seulement pouTjentendre un <rîSCtT[îrS* s'appelait coniio, do"u~Të"~no m (JB^gonao (écrit quelquefois a l6xï"côncio) donné à tout discours adressé au peuple.
2. Les fabri et les cornicines, c'esl-à-dire les ouvriers et les joueurs de trompe, ne possédaient pas en réalité le cens qui leur était attribué. Leurs services étaient absolument indispensables à l'armée et ils gardaient aussi leur importance comme division politique. Tite Live place les fabri dans la 1" classe, les cornicines et les prolelarii dans la 5". Le tableau dwiné dans le texte est fondé sur le témoignage de Dcnys d'Halicarnasse.