III. LES LIVRES ET LES ÉDITIONS
12. Formes des livres. — Les auteurs mentionnent des livres grecs écrits sur des tablettes de plomb et sur des bandes de cuir*. Mais ce n'étaient certainement là que des exceptions. A une époque antérieure à Hérodote, et pendant plusieurs siècles après lui , ■ les livres furent écrits principalement sur les membranes de la tige d'une plante cypéracée analogue aux joncs, le papyrus^ ^ qui croissait en Egypte et donnait lieu à un commerce important (fig. 7).
D'Homère et de Platon, durant les premiers âges, Le papyrus du NH conservait les ouvrages.
(Delille.)
Le papyrus, préparé pour recevoir l'écriture, s'appelait aussi xapTYiç, charta, et un livre écrit sur papyrus était nommé ptôXc'ov, liber.
Le mode de fabrication des livres paraît avoir été identique en Grèce et dans le monde romain. Des bandes de papyrus étaient mouillées et pressées ensemble de manière à former des feuilles [plagulœ]^ de qualité et de grandeur diverses. Une colonne d'écriture («reXtç, pagina) était écrite, généralement sur des lignes tracées à la règle dans l'intérieur d'un rectangle tracé de même, d'un côté seulement de la feuille ; puis les feuilles étaient jointes ensemble avec de la colle. A l'époque de Pline, on achetait le plus souvent un rouleau de feuilles toutes collées. Il n'est pas probable que des ouvrages aussi volumineux que ceux de Thucydide ou d'Homère aient été jamais réunis sur un seul rouleau, dom