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TABLETTES DE BOIS

Le parchemin était fort employé pour les livres de comptes et les écritures de la vie usuelle, mais ce n'est guère qu'à l'époque de Martial, vers 90 ap. J.-C, qu'on commença à s'en servir d'une manière générale pour la transcription des œuvres littéraires. Les anciens s'aperçurent bientôt que le papyrus était trop sujet à destruction, et c'est pourquoi, dès le iv« siècle av. J.-C, celte matière fut progressivement aLandonndo pour le parchemin. Celui-ci, grâce à son épaisseur, avait encore sur le papyrus ce grand avantage qu'il supportait mieux l'écriture des deux côtés. Cette considération explicniô peut-être pourquoi, au lieu de coller les feuilles do parchemin comme les feuilles de papyrus, on les relia, à la façon de nos livres modernes, en réunissant des feuilles séparées par une couturé dans la marge. Un livre ainsi formé s'appela codex ^ nom qui avait d'abord désigné un livre de forme analogue composé avec des tablettes de bois.

Les tablettes de bois (oéXxoç, codex ^ codicillus) servirent tant en Grèce qu'à Rome pour les besoins de la vie courante ; elles recevaient un enduit de cire sur lequel on traçait les caractères à l'aide d'un instrument pointu (ypaçk, stilus). Pour écrire sur parchemin ou sur papyrus, on employait de l'encre et une plume' de jonc ou de roseau (y.àXa[j.oç, calamus), de forme analogue à nos plumes d'oie. Les feuilles étaient réglées à l'aide d'un morceau de plomb taillé en

papyrus était faite prin-

, , . l'ig- 9. — Roseau taille pour écrire.

cipalement avec du noir

de fumée et de la gomme, celle pour parchemin avec de la

Fis. 8.

Éciitcire portative, tablettes et style.

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