GARDE PRÉTORIENNE
Victrix, la Legio VI Ferrata, etc. Cette habitude persista même lorsqu'on créa des légions nouvelles, en sorte que l'on eut, outre la Legio I Germanica formée par Auguste, une Legio I Adjulrix, une Legio I Italica, une Legio I Minervia^ une Legio I Parthica^ etc.
Les légions XVII-XIX, détruites sous Varus par les Germains en l'an 9 ap. J.-C, ne furent jamais reconstituées. Il en fut de même pour la Legio IX Hispana, anéantie par les Bretons en l'an 120.
Auguste rendit à la légion son contingent de cavalerie, qui avait été supprimé après la guerre Sociale. Suivant l'exemple de César, il nomma dans chaque légion un legatus Augustt de rang sénatorial, placé par son autorité entre le général et les tribuns militaires. Comme les légions étaient stationnées pendant de nombreuses années dans les mêmes districts, elles furent pourvues de quartiers ou camps permanents [castra stativa) % commandés chacun par un officier résident, praefectus castrorum.
Un camp romain admirablement conservé, celui de la Legio III Augusta, se voit encore à Lambèse, dans la province de Constantine.
179. Garde prétorienne. — Cette garde (praetorium), organisée par Auguste en l'an 2 av. J.-C, fut d'abord divisée en plusieurs corps; deux cohortes étaient stationnées près de Rome et six autres distribuées entre les différentes résidences impériales en Italie. Tibère réunit les neuf cohortes à Rome, où elles ^urent logées dans une caserne spéciale.
Chaque cohorte prétorienne comprenait 1000 hommes, tant fantassins que cavaliers, répartis en centuries et commandés par des centurions. Ils se recrutaient exclusivement parmi les Italiens et jouissaient de nombreiix privilèges, outre les avantages que leur assurait la faveur impériale. Ils rece-
1. Les quartiers d'été (aeitiva) et les quartiers d'hiver ^iberna) étaient lis uns et les autres permanents stativa.