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COHORTES

valent 720 deniers par an (soit environ 750 francs), alors que les soldats des légions n'en touchaient que 225*, et ils ne servaient que seize ans, alors que les légionnaires en devaient vingt. Nous avons déjà dit que les prétoriens étaient sous les ordres de deux praefecti praetorio.

180. Les cohortes urbaines (cohortes urbanae) étaient originairement au nombre de trois, comprenant chacune 1000 hommes, sans cavalerie. Gomme la garde prétorienne, elles se recrutaient exclusivement parmi les Italiens et étaient casernées à Rome. Elles recevaient aussi une solde plus forte (300 deniers par an) et fournissaient souvent des recrues à la garde prétorienne.

Les cohortes urbaines portaient les numéros X, XI, XII, faisant suite aux neuf cohortes des prétoriens. Une treizième cohorte fut créée dans la suite (apparemment par Tibère) et casernée à Lyon. Deux autres cohortes furent aussi établies plus tard à Ostie et à Puteoli (Pouzzoles).

181. Les cohortes des vigiles (cohortes vigilum), au nombre de sept, étaient des milices d'ordre inférieur recrutées parmi les esclaves publics et les affranchis. Elles comprenaient aussi 1000 hommes chacune et étaient réparties en postes de garde (excubitoria) dans les quatorze régions de la ville et des faubourgs établies par Auguste. Les fonctions des cohortes étaient celles de notre corps de pompiers et de notre police municipale; elles combattaient les incendies avec des pompes (siphones), gardaient les prisons et les bains publics, etc. Leur commandant était le préfet des vigiles (praefectus vigilum], qui avait sous ses ordres plusieurs tribuns.

1. La solde de l'armée fut successivement augmentée dans de fortes proportions par César &\. par Auguste,

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