PUBLICATION DES LIVRES
de Florence possède un manuscrit de Sophocle, écrit en 1298 , au-dessus d'une copie en onciales de la version grecque de la Bible dite des Septante.
Quelques manuscrits de celte époque, grecs pour la plupart, sont écrits sur papier, article inventé en Chine et introduit en Europe par les Arabes d'Espagne. Le papier de lin s'appelle cliaria tout court et l'on a nommé charta bombycina celui que l'on croyait fabriqué avec du coton,
13. Publication des livres. — Nous savons par plusieurs passages d'auteurs/entre autres par un vers d'Aristophane', que les livres étaient assez répandus en Grèce avant la fin du V* siècle. Xénophon nous apprend aussi que certaines personnes, à la même époque, collectionnaient des livres à grands frais, et qu'ils faisaient déjà l'objet d'un commerce d'exportation^. Nous sommes cependant fort mal renseignés sur la vente des livres, sur la manière dont ils passaient des mains d'un auteur dans celles d'un libraire, et sur les procédés que le libraire-éditeur employait pour en multiplier les copies. Il est probable que, dans la plupart des cas, les auteurs permettaient seulement à leurs amis de faire copier leurs ouvrages, et que le rôle des libraires-éditeurs était encore très restreint.
A Rome, dès Vépoque de Gicéron, nous trouvons un commerce de livres parfaitement organisé. L'auteur vendait son livre à un éditeur, qui tantôt lui payait un droit pour chaque exemplaire vendu (ce qui paraît avoir été le cas pour Gicéron), tantôt une somme fixe pour l'édition entière (ce qui paraît avoir été le cas pour Martial). Nous connaissons les noms de quelques-uns des éditeurs romains : Atticus à l'époque de Gicéron, les Sosii à l'époque d'Horace, Tryphon au temps
1. Des expériences récentes ont établi que le prétendu papier de coton 8t du papier de chanvre ou de lin.
2. BioXiov t' ^Xf'>v i'/.-xTTo; aavOàvsi xk os^ià {Grenouilles, v. 1114)