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XXX. FINANCES ROMAINES

196. Dépenses. — Il est évident que, sous la Republique, alors que toutes les fonctions supérieures de l'État étaient gratuites, les dépenses 'ordinaires ne pouvaient pas être très considérables. L'ensemble du budget des dépenses comprenait les chapitres suivants :

P Culte public^ sacrifices, processions, etc., ordonnés par le sénat sous la surveillance des pontifes.

2** Travaux publics^ construction de routes, d'aqueducs, etc., ordonnés par le sénat sous la surveillance des censeurs.

30 Armée (depuis 406 av. J.-C), dépenses ordonnées par le sénat sous la surveillance des généraux et des questeurs. A l'époque de Polybe, comme nous l'avons dit, chaque fantassin romain recevait annuellement 1200 as ou 120 deniers. César éleva cette solde à 225 deniers, Domitien à 300. Les centurions recevaient deux fois et les cavaliers trois fois autant. Il y avait aussi une solde spéciale pour la garde du général et pour quelques autres corps de troupes. Les soldats romains devaient pourvoir eux-mêmes à leur subsistance, mais les Italiens et les mercenaires étaient nourris aux frais de l'État. Il fallait aussi acheter des chariots et des machines, payer les conducteurs et les mécaniciens que leur service exigeait. Sous Auguste, on calcule qu'une légion de 6000 hommes coûtait à l'Etat environ 1 600 000 deniers ou plus de 1 500 000 francs par an, et que les dépenses totales I pour l'armée s'élevaient à plus de 50 millions. Il faut y ajouter encore les dépenses faites pour la flotte, les forteresses, diverses pensions et récompenses, etc.

4* Payement des fonctionnaires subalternes^ commis,

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