‹ MinervaChapitre 254 sur 294 · DÉPENSES ET RECETTES · texte numérisé non relu

DÉPENSES ET RECETTES

greffiers, etc., ordonné par le sénat sous ia surveillance des différents magistrats.

5° Secours publics aux pauvres^ ordonnés par le sénat SDus la surveillance des édiles. T. Gracchus introduisit Tusage de vendre annuellement à tous les citoyens pauvres une quan-^ tité fixe de blé à prix réduit. Ces largesses finirent par coûter près de 25 millions par an, jusqu'à ce que César réduisît de 300 000 à 150 000 le nombre de ceux qui y avaient droit.! Porté de nouveau par Auguste à 200 000, il ne paraît pasj avoir été modifié depuis.

6<* Le gouvernement des provinces et Véquipement des gouverneurs provinciaux, dit ornatio provinciae, dépenses autorisées par le sénat.

7" Sous l'Empire, il y eut de pouvelles dépenses afférentes à l'entretien de la cour impériale et des très nombreux bureaux placés sous la direction immédiate de l'empereur.

197. Recettes. — Nous ne connaissons le chiffre total deS: revenus de l'État romain à aucune époque de son histoire» Les sources de ces revenus étaient les suivantes :

1° Le produit des domaines publics en Italie. — Lorsque les Romains s'emparaient d'une ville, ils prenaient pour eux une partie de son territoire, qui était tantôt cédée à des particuliers [datum, assignatum), tantôt gardée par l'État. Dam ce dernier cas, le territoire confisqué était mis à la disposition de cultivateurs ou d'éleveurs qui devaient payer unr certaine redevance à l'État; plus tard, on l'afferma pour ui certain nombre d'années à un prix convenu. 1

L'État possédait aussi et affermait des mines, des pêcherie ! et des forêts. '

2** Tributs des provinces. — L'ensemble d'une provinc | était considéré comme appartenant à Rome, qui prenait uni

1. Vager publicus en Italie fut graduellement distribué à des coloni en parti' ulier a d'anciens soldats. Les dernières parcelles disponibles furei aliénées ainsi du temps de César.

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