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DÉCOUVERTE DES ANCIENS MANUSCRITS

au jour et salués avec enthousiasme. De grandes richesses furent découvertes au Mont-Gassin et à Bobbio en Italie, à Saint-Gall et à Einsiedeln en Suisse, à Fulda et à Mayence en Allemagne , à Glastonbury en Angleterre , à Gluny en France, et dans beaucoup d'autres monastères bénédictins. Les savants italiens, tels que Poggio Bracciolini (1380-1459) et son ami Niccolô Niccoli , étaient sans cesse envoyés en mission par les papes et employaient leur temps à acheter, à mendier, à emprunter et même à voler tous les manuscrits classiques sur lesquels ils pouvaient mettre la main. Presque tous les classiques latins que nous possédons furent ainsi retrouvés entre 1350 et 1450. Beaucoup de manuscrits fort anciens que l'on connaissait alors se sont égarés ou ont été détruits depuis, mais on en avait exécuté tant de copies qu'aucun ouvrage entier n'a disparu, si ce n'est la VidU' laria de Plante et peut-être le De Gloria de Gicéron.

18. Renaissance de l'érudition grecque. — Depuis la division de l'Empire romain en 364, la connaissance du grec avait rapidement décliné en Occident. Un petit nombre de savants, tels que Roger Bacon (1214-1292), semblent avoir eu quelque connaissance de cette langue; mais Pétrarque, qui possédait un Homère et quelques traités de Platon, était incapable de les lire, et Boccace se plaignait que les hommes instruits de son époque ignorassent jusqu'aux caractères de l'alphabet grec. Dans l'empire d'Orient, qui subsistait encore, la littérature grecque classique était encore connue et étudiée, et la langue parlée était plus voisine du ^rec ancien que les langues romanes du latin. Plusieurs Italiens prirent la peine d'aller à Gonstantinople pour y apprendre le grec; en 1396, le Byzantin Manuel Ghrysoloras commença à enseigner publiquement cette langue, d'abord à Florence, piiis à Pavie, et d'autres écoles s'établirent à Venise, à Padoue, à Rome et ailleurs. Dès lors, on collectionna en Italie les manuscrits grecs avec autant d'ardeur que les textes latins. La

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