ERREURS VOLONTAIRES
OU des phrases intelligibles , mais que les mots ne soient pas les mômes dans les divers manuscrits. Dans toutes ces circonstances, lorsque les manuscrits se contredisent ou lorsqu'ils s'accordent à reproduire une erreur évidente, la science de l'éditeur critique doit entrer en jeu. C'est à l'éditeur à rétablir le texte, de manière à le rapprocherlë^ plus possiile dc^ce que~raïïtéur a du écrire, soit en se décidant pour le
tém^ignagaji!im majiusiU'iV-^^ soit en
corrigeant les manuscrits par conjecture. En agissant ainsi, réditêûr sjnspirë'oû est cënse^Sin^pilêrjë certaines règles que nous allons brièvement résumer. JHaut d'ailleurs garder en memojre^ji[étant données Ta~date et la qualité de nos maiiuscrits,-il y a„eQCore d^s centaines de passages où les éditeurs doivent ^renoncer à retrouver le texte original avec quelquj^^ertitude. Tout ce qu'ils peuvent. faire alors^ c'est de présenter des conjectures, qui sont, en général, plus ou moins plsiusibles suivant le degré de vraisemblance des erreurs giTënès présupposent dans les manuscrits.
26. Erreurs volontaîf es ou fraudes. — En général, nos manuscrits grecs sont moins fautifs que nos manuscrits latins, parce que les copistes byzantins connaissaient mieux la langue grecque ancienne que les moines du moyen âge ne comprenaient le latin classique. Du reste, il ne faut pas exagérer la portée de cette observation, car, d'autre part, les auteurs grecs classiques étant plus éloignés de notre époque que les latins, leur texte a pu, dans le cours des siècles, subir des modifications plus considérables encore, que les grammairiens byzantins auront aggravées en cherchant à le rendre intelligible. Celte observation s'applique en particulier aux Tragiques grecs.
. Les erreurs d'un manuscrit peuvent être volontaires' ou accidentelles. Les erreurs volontaires sont dues à la mauvaise foi ou à la demi-science d'un copiste, qui veut faire accepter pour authentique ce qu'il sait n'avoir pas été écrit par