EXEMPLES DE CORRECTIONS
les lettres T et P sont fréquemment confondues dans ces manuscrits (par ex., tariter poiii' pariter à la ligne suivante).
5° Lettres ou syllabes transposées. — Dans Sénèque (De Clem., I, 12), l'éditeur Haase lisait sed mox (deSulla) consequemur quomodo, etc. Madvig a corrigé avec certitude co7isequemur en cum quœremus.
6° Haplographie (cf. plus haut p. 56). — Dans Hérodote
(II, 25), les mSS donnent à^eetvvi; tviç yoiÇ^-f\c, èoûari; y.at àvépioiv
4>uxpC)v ; Madvig corrige xat àvsu àv£tj.wv ^l^uxpwv^ ce qui rétablit le sens.
7° Diitographie. — Il est évidemment très difficile de corriger les erreurs de celte nature;, on constate que le mot répété est parasite, mais on ne sait d'ordinaire comment le remplacer. Ainsi, dans Horace {Odes^lll, iv, 9, 10), les mss donnent :*
Me fabulosge Voiture m Apulo . Nutricis extra limen Apulise, etc.
On s'aperçoit tout de suite que Apulo ou Apulise est à supprimer, mais il est plus difficile de dire lequel de ce« deux mots doit être ga.rdé. Relier lit AYIO pour APVLO :, Bentley a proposé séduise^ d'autres villulse ou pergulœ pour Apidiœ. Gomme quelques-uns des meilleurs mss portent limina Piilliœ^ c'est peut-être ce texte -là qui est le bon : Pullia serait le nom de la nourrice du poète.
8" Passages sautés. — Dans Thucydide (IV, 72), les mss
donnent : où laévrot Iv ye x& TravTc epyw pe&ocMç, oùokzepoi TîÀeuTr;-
cravxcç àTiexpîôyiffav. Il y a évidemment une lacune après oùôé- Tspot, car qu'est-ce que les deux parties ont pu faire avant de se séparer? Un philologue anglais, Badham, a fait sur ce texte une très belle conjecture : il a supposé que le ms. en capitales portait à l'origine :
EPI^QIBEBAIQCOYAE TEPOirENOMENOIYnEP TEPOITEAETTHCANTEC, etc.