INTRODUCTION DE GLOSES
Le copiste aura sauté la 2^ ligne, trompé 'par le début de *a 3«, TEPOI, qui est identique à celui de la ligne passée. Il
faut donc lire l où \ihxoi êv ye tô TavTt epyo) pz&aiwi; oùôérspot YevoiJievot vnrépTepot te^euTrjcrâvTeç à7rey.pî0y](Tav. — Dans Sénèque {De
Tranq. anim.^ v, 5), les mss donnent : Curius Dentatus aiebat malle se esse mortuum quant vivere. Madvig corrige : quant nequam vivere^ correction qui améliore le sens et qui explique admirablement Terreur.
9" Interpolations et gloses. " — En principe, il ne faut écarter comme interpolations que les passages dont l'introduction dans le texte peut être parfaitement justifiée : sans quoi l'on s'expose au reproche de supprimer arbitrairement ce qu'on n'entend point, c'est-à-dire des passages authentiques que les scribes ont seulement altérés. En général, il est plus facile de soupçonner la présence de gloses que d'en fournir la preuve, à moins que ce ne soit dans un texte en vers, où l'interpolation rompt la mesure. Toutefois, dans les mss des prosateurs, on a signalé des interpolations évidentes. Un exemple frappant, cité par l'illustre philologue français Charles Thurot, est emprunté à la Consolatio ad Marciamde Sénèque (xiii,3), où les mss donnent: Paulus circa illos nobilissimi triumphi dies, quo vinctum ante currum egit Persen, inclyti régis nomen, duos filios in adoplionent, dédit. La platitude inclyti régis nomen n'est qu'une glose marginale qui s'est introduite daos le texte et que plusieurs éditeurs récents ont eu tort de ne pas en expulser.
.0° Noms propres. — Dans Properce (IV, vu, 22), on trouve le vers inintelligible :
Qua notât Argivum pœna minantis aquas.
Un savant éditeur anglais, M. R. Ellis, à proposé de lire:
Qua notât Argynni pœna Mimantis aquas,
parce qu'Argynnus, d'après la Fable, s'est noyé auprès du mont Mimas.