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PRONONCIATION DU GREC

l'avoir une idée claire des principales différences entre les lialectes grecs, de connaître d'abord la prononciation de l'un i'eux, eu particulier celle du dialecte attique, qui a été l'in- Irument de la grande diffusion de l'alphabet ionien.

La prononciation usitée à une certaine époque peut être econstituée par le témoignage des grammairiens, par l'élude les onomatopées (mots imitant des sons naturels), par celle les contractions, des irrégularités d'orthographe dans les inicriplions, etc. La rime, qui est d'un si puissant secours )Our déterminer la prononciation du français au xvi® et au [VII® siècle, est restée, comme on sait, inconnue à la poésie grecque.

Nous prenons comme type la prononciation altiÇue vers J70 av. J.-C, alors que l'alphabet ionien était déjà généraement répandu.

Laissant de côté les consonnes pour lesquelles la prononîiation française usuelle est correcte, nous dirons seulement juelques mots des autres où elle s'écarte de la prononciation mtique. — Le ç paraît avoir été plus voisin de sd que de ds comparez 'A0>^vas;e pour 'AOrivacrôe, le dorien (yopladti pour a\jpîisi). Les aspirés 6, <p, x étaient des sons doubles, dont il est mpossible de donner l'équivalent en caractères latins. L'asairation, que nous supprimons en général tant dans le corps }u'à l'attaque des mots, se faisait distinctement sentir.

En ce qui concerne les voyelles, il faut remarquer que e et 1, 0 et w différaient non seulement par la quantité, mais par [a qualité, c'est-à-dire par la nature du son. H n'est pas seulement un £ long, mais un e très oUvert (ê) ; ainsi le bêlement iu mouton était transcrit pvi, pri. De même, entre o et w, ii n'existait pas seulement la différence d'une brève à une longue, mais celle du son o dans police au son ô dans pâle,

L'u, prononcé à l'origine comme Vu allemand (ou), prit peu ipeu le son de Vu français, avec une tendance déplus en plus liarquée à se confondre avec i. Les Béotiens prononçaient l'v

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comme tOM, d'où leur orthographe Ttouxa (= xù^ri.) La même prononciation de Yu se trouve en anglais (piire^ prononcez pioure); on l'a attribuée aux efforts faits par les Saxons pour prononcer Vu (= û) des Gallo-Normands.

Les diphtongues grecques étaient à l'origine de vé^ntahles diphtongues^ où l'on percevait distinctement chaque voyelle, mais leur valeur phonétique varia beaucoup suivant les temps, les lieux et même les classes de la population d'un même pays, en sorte qu'il est aujourd'hui très difficile d'en indiquer avec certitude la prononciation à une époque donnée. AI, d'abord prononcé ai comn>o dans ail^ s'îtbrégea peu à peu* et tendit à se prononcer e (comme en grec moderne). El étaitj probablement la voyelle longue et fermée, correspondant à lai voyelle brève e * ; cette diphtongue se prononce i en gre( moderne. 01 se prononçait plutôt comme oë que comme oi' et se rapprocha avec le temps du son dei'u (i en grec moderne).' YI était une diphtongue comme dans le français nuire) AY (av en grec moderne) avait le son de l'anglais ow\ ainsi l'aboiement d'un chien était ligure par les syllabes au au. EY et OY étaient des diphtongues, où le son de l'u n'était pas celui de notre m, mais celui de notre oit, son primitif de cette lettre ^. Par suite, la diphtongue ou se prononçait oou en une syllabe, prenant ainsi la place du son primitif de l'u (oit), qui tendait à devenir û et i. Il est possible qu'au V® siècle av. J.-C, ou ait été la voyelle longue et fermée à laquelle correspondait la voyelle brève et ouverte o ^^ avant de devenir simplement l'équivalent de u = ou.

Les diphtongues où la première voyelle était longue, comme at, yjt, wt, avaient une tendance à laisser tomber la

1. Comme dans l'anglais feint, où l'on entend assez distinctement le son de Yi.

2. Basileous (PaatXsû;), tooutoous (toutou;). Il va sans dire que ces transcriptions en lettres latines ne sont jamais que des approxima'lions assez grossières,

3. Comme dans l'anglais soûl (âme), où l'on perçoit le son de Vu.

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