‹ MinervaChapitre 76 sur 294 · CARACTÈRES DES DIALECTES · texte numérisé non relu

CARACTÈRES DES DIALECTES

seconde voyelle ; d'où romission de l'i (dit souscrit) dans les inscriptions He l'époque romaine.

Les Grecs possédaient probablement un son vocaliqué assez vague, comme celui qu'on entend en anglais à la fin des mots altar, falher, author^ et qui pouvait être représenté par différentes voyelles brèves ; comparez le grec àvejjioç et le latin animuSj l'attique ôéxoroç et l'arca^ien ôéxoxoç. Parfois ce son semble tenir la place d'une nasale qui est tombée : comparez TcapgCTxeyàôaTat pour Ttapeaxeuâôvxat, éxaTÔv et le latin C6W-

tum^ etc.

L'accent en grec était essentiellement musical; ce n'est paa un accent d'intensité ou de durée, comme dans les langues modernes. Une syllabe portant l'accent aigu était prononcée sur un ton plus élevé que les autres syllabes du même mot. L'accent circonflexe marquait, dans une même syllabe, une modulation de la voix passant de Faigu au grave. Une syllabe portant l'accent gr^'^e était prononcée sur un ton moins aigu que la syllabe portant l'accent principal, mais non pas sur un. ton plus grave que les syllabes non accentuées. Aussi quelques écrivains grecs donnent-ils à l'accent grave le nom de uédY) (irpcatoôla), indiquant par là qu'il marquait le son moyen.

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